La Gazette de la grande ile

Publi-reportage : IEM, Les huit priorités absolues pour redresser Madagascar (suite)

Publié le 12 septembre 2018

La pierre d’achoppement à la quasi-totalité des programmes de développement réside dans le manque ou la totale absence de la cohérence dans les différentes phases de leurs réalisations.

Si excellentes que puissent être la conception et la planification, si l’agencement des tâches pèchent par leur manque d’harmonie, les résultats probants ne suivent pas.

Instruits sur ce genre de situation, le président-fondateur de l’ IEM et son équipe, se sont surtout focalisés sur la mise en cohérence du programme avec les attentes des populations.

Cette approche de proximité, l’homme de terrain Andry Rajoelina, y tient comme la prunelle de ses yeux, optant pour un pragmatisme pratique conduisant à la simplification en vue d’une meilleure compréhension mutuelle et d’une facilitation des échanges entre techniciens de l’ IEM et la population. Une approche fondée sur le dialogue, permettant de gagner simultanément temps et énergie, aboutissant à une meilleure performance .

Ainsi, la motivation des participants aux séances de travail IEM s’en trouvent accrue et leur ardeur boostée. Il en découle alors un raffermissement de  la confiance réciproque. Comme annoncé précédemment, les huit priorités absolues exigées dans le cadre de l’IEM ont été identifiées suivant cette méthode de travail. Les deux premières étant la sécurité alimentaire et la santé d’abord et l’énergie ensuite. Voici les priorités suivantes :

3) L’AGRICULTURE

La production agricole malgache est toujours restée au stade d’une agriculture de subsistance. Pourtant, Madagascar possède d’innombrables superficie de terre non exploitée. On se rappelle des pertinnentes questions posées par Andry Rajoelina lors de l’ouverture du forum international de l’IEM au mois de mai 2018, “comment est-t-il possible que nous avons importé près de 300.000 Tonnes de riz en 2017 alors que nous étions le grenier rizicole de l’Afrique dans les années 70. Qu’ avons nous fait des 18 Millions d’hectares de Terres arables à Madagascar ?”. Des réponses à ces questions ont découlé la définition de la solution, la nécessité du développement de l’agri-business qui fait partie des priorités absolues de l’IEM. Développement de l’agri-business qui doit indispensablement passer par la modernisation et la profesionnalisation du monde agricole.

Il s’agit de vulgariser les techniques agricoles innovantes et assurer un accompagnement efficace des paysans mais aussi de promouvoir et encourager l’entreprenariat agricole (Mécanisation, intrants, semences améliorés). L’exemple concret du riziculteur Ralalarison,  détenteur du record international avec un rendement de 23.8 tonnes par hectare en 2003 a été pris pour modèle, son savoir faire va être partagé aux autres cultivateurs dans le but d’améliorer leurs revenus.

4) L’ÉDUCATION

On dit toujours que nos enfants sont les garants de notre avenir. Pourtant, l’éducation malagasy est dans un état de décomposition absolue. Ce constat permet de conclure que si nous voulons un avenir meilleur pour notre patrie, nous devons avoir un plan de redressement ambitieux pour l’éducation publique.

“Nous avons perdu certaines de nos valeurs morales, culturelles et même spirituelles, lesquelles sont les fondements de notre identité.

Qu’il est déplorable de voir les cloches de nos églises pillées, les symboles de nos valeurs spirituelles détruits.

La corruption généralisées, l’insécurité grandissante, sans oublier l’accaparement de nos terres.

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et regarder d’un oeil passif et indifférent cette situation” a reconnu Andry Rajoelina. Après l’identification des problèmes viennent la solution, “ainsi pour créer les conditions du développement nous devons reconstruire le système éducatif de l’école à l’Université sans oublier la formation professionnelle. C’est évidemment la condition première”.

Un autre volet très important dans l’IEM, la restauration des valeurs traditionnelles qui ont fait notre identité malgache, à inclure à nouveau dans le programme scolaire. “Notre unité et cohésion nationales pourraient être préservées durablement à travers les valeurs du “fihavanana”, “firaisankina” et du “fahendrena”; c’est-à-dire l’unité et l’entraide et la sagesse, des valeurs propres à notre culture” dixit le fondateur de l’IEM.

Continuant sans cesse d’améliorer le programme, il a été déjà indiqué que ce volet “éducation” fera encore l’objet d’un prochain forum. (A suivre)

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