La Gazette de la grande ile

Edito : L’Etat n’est pas en faillite

Publié le 14 septembre 2018

Lorsque l’on voit l’Etat des infrastructures publiques telles que les routes,  les hôpitaux ; lorsque l’on voit l’état des écoles dans différents endroits de Madagascar ; lorsque l’on voit les revendications des divers syndicats, on a l’impression que l’Etat malagasy est en faillite, que l’Etat malagasy n’aura jamais les moyens de mettre en place des infrastructures correctes, que l’Etat malagasy est quasi en faillite. Rien de tout cela! Il suffit de regarder le nombre de 4×4 de grandes marques plaques rouges qui sont tous les soirs exposés à Antaninarenina au Ministère des Finances, il suffit de faire un petit calcul sur le nombre de voitures 4×4 et autres plaques rouges et leur prix chez les concessionnaires à Madagascar pour savoir où va l’argent qui aurait pu permettre de servir à améliorer les infrastructures hospitalières,  scolaires, routières  ou qui auraient pu améliorer le bien-être au quotidien des Malagasy. Aucun des candidats aux prochaines élections présidentielles ne déclare qu’il est temps que les dirigeants malagasy arrêtent de mener un train de vie indigne eu égard au PIB de Madagascar ; qu’il est temps que ces désirs de luxe cessent pour les dirigeants ; qu’il est temps qu’ils comprennent qu’ils sont là pour servir et non pour se servir. Nous sommes encore à des années lumières de cela. Ils veulent conquérir le pouvoir ou y retourner car tous les apparats et les avantages y afférents leur manquent, parmi cela figurent les voitures luxueuses,  leur carburant et leur voyage que nous payons avec nos impôts.  Ils veulent y revenir ou y rester car ils ont un malin plaisir à mener une vie de nabab dans l’océan de misère dans lequel se trouvent leurs compatriotes. Ils n’ont même pas honte de distribuer allègrement des billets de banque, qui clairement ont été mal acquis, et qui équivalent à une semaine de repas au moins à ceux à qui ils donnent. Ils savent que les revendications des syndicalistes peuvent très bien être réalisées mais ils ne le font pas car en contre partie il leur faudra réduire leur train de vie, leurs privilèges. Aujourd’hui on voit encore de voitures plaques rouges dans les parkings de grande surface les week-end, est-ce à cela qu’elles servent?

Claude Rakelé

 

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