La Gazette de la grande ile

Cnaps : L’autre enjeu de la présidentielle !

Publié le 03 octobre 2018

Les salariés du secteur privé connaissent bien la Cnaps (caisse nationale de prévoyance sociale) pour laquelle on prélève  1 % de leur s émoluments. Mais la Cnaps est aussi, à tort ou à raison, connue du grand public comme la vache à lait de l’Etat. Du temps du régime socialiste, la Cnaps et la Jirama servaient littéralement de caissières des dirigeants qui pour payer les salaires des fonctionnaires qui pour les voyages à l’extérieur et même financer les campagnes électorales.

Ces pratiques ont continué jusqu’à la mise en faillite de la Jirama et la prise en main par le patronat et les syndicats des salariés du contrôle de la gestion de la Cnaps où ces deux entités sont majoritairement représentées au conseil d’administration qui est l’organe suprême de l’organisme. Aussi ne peut-on que s’étonner de la lettre adressée à la ministre des Finances , lundi dernier, par la présidente du conseil d’administration.

Dans cette lettre, Noro Andriamamonjiarisoa qui est également la présidente du GEM (Groupement des entreprises de Madagascar)et représente le patronat,  reproche, en effet, au directeur général de la Cnaps de n’avoir pas répondu à ses injonctions de présenter devant le conseil d’administration et la commission du patrimoine de l’organisme les placements éngagés et les investissements initiés.

L’approche est d’autant plus surprenante que la lettre de demande d’explication de la ministre des Finances Vonintsalama  Andriambololona  sur les comptes de la Cnaps date de 2017. La réunion du conseil d’administration de la Cnaps ne se tient cependant que quelques mois plus tard, le 27 février 2018 plus exactement,  pour discuter du sujat. Et ce n’est seulement que lundi 1er octobre que la présidente du conseil d’administration réponde à la ministre des Finances en rejetant toute la responsabilité des placements et investissements au directeur générallde la Cnaps,

Raoul Rabekoto..

L’analyse du calendrier des correspondances  amène à se demander si l’affaire n’est pas liée à la campagne électorale. Car si Raoul Rabekoto n’est  associé à aucun candidat, son poste fait l’objet de tant de convoitises à cause du volume de trésorerie que représentent les cotisations patronales et salariales et les produits des placements financiers réalisés sur place comme à l’étranger. L’étonnement est d’autant plus grand que la Cnaps est un organisme public géré par la comptabilité publique et suivi par le ,ministère de tutelle, et à la fois une entité tripartite contrôlée paritairement par l’Etat, le patronat et les syndicats des salariés. Qui veut contrôler la Cnaps ?

Sa

 

Lire aussi