La Gazette de la grande ile

Production rizicole : Le sud-ouest comme grenier

Publié le 03 octobre 2018

Dans son rapport publié hier, la Banque africaine de développement (BAD) affirme que les bas-fonds du sud-ouest de l’île sont devenus les plus gros greniers à riz du pays. On peut lire dans ce rapport que les rendements des rizicultures du Bas Mangoky, de Manombo Ranozaza et de Taheza ne cessent de s’améliorer au fil des ans. En 2010, le rendement dans ces zones était de 2,5 tonnes de riz à l’hectare en moyenne. En constante amélioration, les résultats avaient quasiment triplé en raison de 6 tonnes par hectare, en 2015. Et depuis l’année dernière, la production s’élevait à 10 tonnes par hectare. D’ici 2002, la BAD nous rapporte une production cumulée de 107 000 tonnes/an sur 12 080 hectares sur 12 080 hectares, la surface totale des périmètres rizicoles de Bas Mangoky, Manombo et Taheza.

Entre aménagement, extension et modernisation, les investissements de la BAD s’élève à 148,28 millions de dollars en deux décennies. Rien qu’en 2015, une extension de la zone irriguée de Mangoky a été engagée dans le cadre d’un projet qui s’achèvera en mars 2020. Celui-ci étant financé grâce à un prêt de 56,5 millions de dollars de la Banque. En effet, les travaux ont pour objectif précis d’ « amorcer un recul notable de la malnutrition et de la pauvreté d’ici à 2020, et réduire la facture des importations de denrées alimentaires de première nécessité ». D’après le même rapport, le défi  est « en passe d’être relevé aujourd’hui ».

Annie N.

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