La Gazette de la grande ile

Violences conjugales : Tiana a tué Onitiana (2ème partie)

Publié le 11 octobre 2018

Dimanche 7 octobre 2018, près d’Ambohidratrimo, Tiana a écrasé sa femme Onitiana. Au volant de leur voiture, il a foncé sur elle et roulé sur elle, alors qu’elle était en train d’ouvrir le portail de la propriété et qu’elle tenait dans ses bras l’un des trois enfants du couple. L’excuse d’un problème de freinage avancée par Tiana est aussi bidon que lui. Etait-ce un homicide involontaire, volontaire ou prémédité ? Dans le deuxième cas, on parlera de meurtre. Dans le troisième cas, il s’agira d’un assassinat. Toutefois, peu importe la qualification pénale. Cela ne ramènera pas Onitiana à la vie. Onitiana est morte, piétinée comme un chien par son mari qui n’est pas à son premier coup d’éclat. En effet, il la frappait souvent avec rage et elle encaissait toujours avec désespoir et en silence, en préférant s’en remettre à Dieu. Pour ces coups répétés, Tiana a été placé en garde-à-vue, mais Onitiana a retiré sa plainte pour préserver son ménage et l’honneur des deux familles. Aujourd’hui, Tiana est veuf par sa seule volonté, mais leurs trois enfants n’ont pas choisi d’être orphelins. Ce n’est parce que les violences conjugales sont une pratique courante qu’elles sont acceptables. Il faut les dénoncer pour éviter que la mort d’une femme battue ne devienne normale et banale.

Folojaona et PN

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