La Gazette de la grande ile

Kidnapping : Le cas de Sabir Molou à méditer

Publié le 17 octobre 2018

Sabir Molou étant en captivité depuis cinq jours, aucun membre de sa famille n’a déposé plainte. Toutefois, le procureur de la République et la brigade criminelle ont fait une saisine d’office de l’affaire concernant son enlèvement. En effet, le cas du rapt de Sabir Molou n’est pas comme tous les autres. Si les autres victimes ont été enlevées en pleine rue dans le centre-ville, Sabir Molou lui, a été enlevé juste devant l’entrée de sa maison. Rappelons-le, il vit dans l’un des sites les plus sécurisés du pays, juste à côté de la résidence de France. Et l’ambassadeur de France n’est guère la seule diplomate qui réside sur le site en question. Ce dernier abrite également la résidence de Malte, celle de l’Afrique du Sud, celle de la Russie et du Japon entre autres. Chaque résidence étant sécurisée par des agents de police et/ou des militaires, les diplomates résidant dans le pays ne sont-ils plus en sécurité ? En tout cas, ces derniers ont affirmé leur volonté de cotiser pour mettre en place un poste de contrôle à la sortie du site. Etant également dans l’ère de la numérique, serait-il de trop d’installer des caméras de surveillance dans l’enceinte et la sortie du lycée français d’Ambatobe ? Un lycée que fréquente une grande partie des Karana de la capitale. Soulignons-le, les ravisseurs s’attaquent également aux mineurs. D’ailleurs, un jeune lycéen a pu échapper à une tentative d’enlèvement, ce lundi, juste à la sortie du lycée.

L’absence de plainte dans des cas d’enlèvement n’est pas une chose nouvelle, mais les entités compétentes appellent à la collaboration de la famille de la victime. « Déjà qu’elle ne dépose aucune plainte, la famille des victimes ne communique guère sur le paiement de rançon, le montant ou encore l’intermédiaire dans ce genre de situation », se plaignent les responsables. Bien qu’il y ait une cellule mixte qui lutte spécialement contre le kidnapping dans la Grande Ile, cette fois-ci, c’est la brigade criminelle section n°3 qui prend l’enquête en charge. Jusqu’ici, six suspects ont été entendus par les enquêteurs. Par peur de leur vie et/ou de celle de la victime, ou peut-être même doutant de la compétence des agents, les familles n’ont jusqu’ici déposé aucune plainte dans des cas de rapt. Toutefois, l’ambassade de France dans le pays n’a rien communiqué sur ce dernier cas d’enlèvement si auparavant, elle a toujours été plus ou moins dure.

Annie N.

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