La Gazette de la grande ile

Conjoncture : deux … prophétesses

Publié le 15 novembre 2018

La situation actuelle attire l’attention sur les prophéties lancées par deux dames il y a plusieurs semaines de cela, et qui sont en train de se réaliser. La première prédiction fut faite par Razanamahasoa Christine, alors députée Mapar d’Ambatofinandrahana et actuellement ministre de l’Aménagement du Territoire. S’exprimant au micro de la Place du 13 Mai lors de l’épisode des 73 députés, en avril-mai dernier, elle avait exactement tenu les propos suivants : « Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana seront les finalistes de l’élection présidentielle ». Beaucoup de prescience quand même dans cette déclaration car à l’époque, c’était le tout-puissant chef d’Etat en place, Hery Rajaonarimampianina, qui semblait être l’incontournable finaliste. Ou l’un ou l’autre des anciens Premiers ministres dont on ne savait pas encore qu’ils allaient s’effondrer dès les premières foulées de la course. Christine Razanamahasoa avait annoncé cette prophétie à un moment où sur l’estrade comme sur le parvis de la Place du 13 Mai, les partisans de Marc Ravalomanana et d’Andry Rajoelina manifestaient une grande complicité.

La seconde prophétesse est Arlette Ramaroson, candidate n°18, ex-juge au Tribunal Pénal pour le Rwanda et à la Cour Internationale de La Haye. Dès le lendemain des dépôts de candidature, elle avait personnellement sensibilisé tous les candidats sur les graves risques de fraudes et d’anomalies dans une élection « au forceps ». Aux côtés notamment de l’autre magistrate, Fanirisoa Ernaivo, elle avait jeté les bases du mouvement des 25 candidats qui au départ militait pour la réouverture des listes électorales. Sûrs de leurs chances, les trois grands, Hery Rajaonarimampianina, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana ont repoussé les sollicitations de ces dames. Voici les propos d’Arlette Ramaroson mardi : « Nous leur avons demandé de rejoindre le mouvement mais ils n’ont voulu rien entendre. Maintenant, ils viennent vers nous, mais nous ne savons plus que faire… »

A.R

 

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