La Gazette de la grande ile

Paysage politique : La fin des petits partis

Publié le 16 novembre 2018

Parmi les enseignements que l’on peut tirer des résultats partiels du premier tour de l’élection présidentielle, on peut constater l’effritement des petits partis politiques. La très grande majorité des candidats n’a pas récolté 1% des suffrages. Nombreux sont ceux qui sont restés inconnus du grand public depuis le premier jour de la campagne électorale jusqu’à la proclamation des résultats. Il faut distinguer d’un côté, les candidats indépendants sans base électorale et d’un autre côté, les candidats soutenus par un parti politique mou du genou. Les uns comme les autres ne se sont pas bien préparés à l’élection présidentielle, d’où le score pathétique de leur leader. Cette situation était prévisible. Le grand problème de l’élection présidentielle en cours est que de nombreux candidats n’étaient que des marionnettes à la solde d’autres candidats, des crevards ou des trouble-fêtes. Ils aspiraient davantage à un poste ministériel plutôt qu’à la fonction présidentielle. Cette stratégie n’a pas échappé à l’opinion publique qui a été déboussolée par cette pléthore de candidats sortis de nulle part. Les électeurs sont lassés par ces petits partis qui ne se créent que le temps d’une élection présidentielle ou législative. Les dirigeants de ces mini-partis ou micro-partis sont pour la plupart, des mercenaires qui adaptent leur discours en fonction des opportunités ou qui se vendent au plus offrant, comme des prostituées. Bien souvent, ils n’ont ni vision, ni idéologie. A l’opposé, il existe de petits partis dotés d’un programme clair et solide, mais ils restent invisibles et inaudibles. Ces petits partis qui vivotent, faute de moyens financiers et matériels, semblent vouer à disparaître. Par contre, certains petits partis peuvent croître pour atteindre une taille moyenne. Par la suite, à force de persévérance et de conviction, ils gagneront un nombre croissant d’élus dans les communes et à l’Assemblée Nationale. C’est ainsi qu’ils deviendront de grands partis avec une envergure nationale.  Le défi majeur auquel sont confrontées les grandes formations politiques aujourd’hui est de recruter des jeunes qui croient en un idéal politique, mais qui ne se retrouvent ni dans les grands partis aux petites idées, ni dans les petits partis aux grandes idées.

Lola R et Phil de Fer

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