La Gazette de la grande ile

Promesses de Ravalomanana : Ses paroles contre ses actes

Publié le 07 décembre 2018

Du côté de Marc Ravalomanana et ses acolytes, campagne rime avec élimination. Effectivement, convaincre les électeurs à voter pour lui rime désormais avec détruire son adversaire. Sur les réseaux sociaux et même sur les podiums, Marc Ravalomanana et son équipe se concentrent sur des critiques et non sur son programme ou projet. En même temps, les promesses du candidat n°25 ne tiennent pas la route. Prenons comme exemple l’une d’entre elles, quand le candidat promet d’augmenter le revenu et le pouvoir d’achat des citoyens par la création d’emplois et la promotion des PME (petites et moyennes entreprises). Mais serait-il amnésique ? Durant son mandat, combien de sociétés a-t-il fermé afin de monopoliser tout le marché ? Et comme si cela n’était pas suffisant, il avance sans gêne, en réponse à une question d’un journaliste, qu’il va rouvrir toutes ces compagnies. Et comment donc ? Par magie peut-être. Bref, ce sont ses paroles contre ses actes quand il fait des promesses. Rappelons également son attitude qui a provoqué le ras-le-bol des citoyens : attribution de marchés et vente de terrain à une entreprise de son groupe à un prix dérisoire en outrepassant les procédures réglementaires et les remblais sans autorisation. Cette pratique corrompue d’attribution de marchés a également été pointée du doigt par l’un des conseillers à la CUA, sachant que son épouse même, Lalao Ravalomanana, est à la tête de la mairie. Et Marc Ravalomanana de promettre une lutte contre la corruption quand il sera élu président. Elu par qui ? Alors que ce sont les Malgaches, ceux qui l’ont banni du pouvoir, qui vont repasser aux urnes le 19 décembre 2018.

A.N.

 

 

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