La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY : Surtout pas un  tueur, violeur, voleur menteur et magouilleur !

Publié le 17 décembre 2018

Les grands  de  ce monde qui  sont à la tête de  tel ou  le pays ne sont pas  tous des anges que Dieu le Père avait envoyé du  ciel pour  diriger une nation. Ils trônent à la place qu’il occupe le temps d’un, deux ou même plusieurs mandats. Ils gèrent les affaires publiques parce les habitants sont  tellement naïfs et bornés par cette une stupide notion de  démocratie qui fait qu’ils s’imaginent tous bêtement que la voix d’un peuple (opprimé et exploité à mort) exprimée par des bulletins de vote lors des élections présidentielles truffées d’irrégularités et de  toutes les  tromperies administratives  juridictionnelles imaginables, c’est la fameuse «Vox Dei». Alors qu’il ne s’agit là que de la  voie la plus  rapide et la plus efficace pour profiter des privilèges (surtout) du pouvoir afin de jouir sans contrôle de tout avantage légal et surtout illicite de l’exercice des prérogatives étatiques à partir d’un Palais  d’Etat. Sauf miracle du  ciel,  à partir de  cette année qui  risque de mal  finir, le Père Noël fera cadeau au peuple malgache de la pire chose qu’il puisse donner aux habitants de tout un pays : un président de la République que personne n’aura voulu  élire, mais pour qui des zélateurs fanatisés et envoutés par les manipulations de masse iront voter.

Avant  de ne pas commettre l’irréparable et  le regrettable choix de voter pour un candidat indigne sur le plan moral et  civique, il  est prioritaire de bien  connaître celui à  qui il  faut confier la  destinée du pays. Les jérémiades de Ravalo lors du débat d’hier n’avaient  rien de rassurant sur l’avenir immédiat et le futur ce long terme sur lequel la population  espère bien vivre des lendemains qui  chantent et plus radieux que les  années  de  braises  et  de cauchemars qu’elle avait enduré depuis l’avènement de cet  homme  d’affaires  qui a pris  en main les  rênes du pouvoir par la force  et le refus de  respecter la Constitution en  vigueur. Comment peut-on aussi       confier le  sort de tout un peuple à un personnage  amoral  comme  ce Marc Ravalomanana  qui n’a pas laissé  des  bons souvenirs des  années  qu’il avait passé au pouvoir dans la violence et le refus du  respect des  droits de  ses  compatriotes? Prenons les  cas  de  ces  pratiques honteuses qui ont amené  ce  vicieux personnage à s’adonner à un  libertinage licencieux. Nombreuses  étaient les femmes qui avaient dû  subir les  abus sexuels de ce chef d’Etat qui  faisaient  du droit  de  cuissage un préalable  les personnes  de l’autre sexe appelées à  servir sur le plan professionnel. Certaines  personnes en service  de l’aviation  commerciale obligées de faire le voyage avec  cet homme ne pouvait pas  échapper aux  caprices d’un véritable obsédé sexuel. Les  victimes et les témoins vivants de cette forme de  perversion sont toujours de  ce monde et  ne  tarissent pas d’anecdotes  sur ces parties  de  jambes  en l’air  même au  dépend de ses propres  collaborateurs  qui ne peuvent pas  réagir terrifiés par cette personne capable de  faire preuve de  cruauté. Le personnel  civil et militaire rattaché à la présidence à l’époque font état de ce membre du gouvernement qui est  convoqué de la capitale vers une  ville  de province car ce phallocrate maniaque avait  besoin  d’un  compagne pour faire la sieste. Ce n’est pas pour le plaisir de dénigrer  que  ces  faits  sont  relatés  dans  cet article. Mais il  se trouve que le moment  est  venu pour que la masse apprenne les  tares d’un candidat  qui prétend  encore revenir pour berner  et  abuser  de ses  compatriotes. Lors de  ce débat, il tentait d’éblouir les  téléspectateurs  et auditeurs du pays  avec ces  déclarations prétentieuses sur les projets qu’il déclare réserver pour le monde rural en s’appuyant avec l’étranger. Sans pourtant préciser  que  s’il promet de nouveaux axes  routiers  c’est plutôt pour faciliter en priorité les  distributions  des produits de l’empire TIKO  et les marchandises  des partenaires étrangers en combine avec  cet individu qui reconnaît sans  aucune pudeur son goût «de l’argent et aux intérêts de l’homme d’affaires qui est resté PDG de Tiko». Dans ses réparties face à  Andry Rajoelina, il a  toujours réussi à ne pas laisser  transparaître  son plus grand défaut : ce sens  de la sélection ségrégationniste dans les nominations  aux hauts  emplois de l’Etat  qui est pour Marc Ravalomanana un principe  stratégique destiné à écarter les  côtiers de la conduite  des  affaires  de l’Etat. Un ancien président de l’Assemblée Nationale  de l’époque n’oubliera sûrement pas avoir  été confronté à des  cas malheureux de  ce  genre mise à l’écart des  compétences pour mettre à la place des courtisans du parti TIM  BCBG natif de l’Imerina. Forme de sélection  naturelle qui ne manquera de provoquer le  déclic d’un vote sanction des électeurs du  littoral à l’endroit du fondateur du parti TIM. Pour un prétentieux  qui à son  âge ne cache pas qu’il n’a pas l’intention  de changer  de  comportements. Les fonctionnaires  et personnalités élues à  qui il  a fait endurer les  conséquences de cette  forme  d’exclusion  hégémonique n’oublient pas  encore ces pertes  en  vies humaines  parmi les  civils  et  dans les  rangs des  officiers persécutés soumis à la dégradation. Pendant 7 ans jusqu’à ce  qu’Andry Rajoelina avec la Révolution  Orange prend la  tête d’une lutte populaire légitime pour chasser  du pouvoir celui  qui à partir  d’un coup d’Etat caractérisé  en 2002, les  habitants de Madagascar croupissaient jour après jour sous la dictature d’un patron  d’entreprise  vêtu  de l’habit d’un président. Ils  espèrent tous voir venir une  ère nouvelle, mais  surtout pas un spécialiste du  harcèlement sexuel et violations les plus scandaleuses  et inacceptables  de  nos lois. Surtout qu’il n’a même pas le droit d’être  éligible et qui, par-dessus le marché  fait l’objet d’un mandat d’arrêt réel délivré par les  autorités judiciaires  compétentes, il est du devoir de tous de faire savoir qu’une telle situation existe et peut être  prouvée par au moins deux officiers généraux de la Gendarmerie Nationale qui ne peuvent pas  nier  avoir reçu l’injonction

qui « mande et ordonne » de se saisir de la  personne concernée nommément et de conduire l’individu en  question vers le  lieu  réservé pour un justiciable «condamné par contumace». Il est du  devoir sinon  une obligation pour l’actuelle ministre  de la Justice de fournir au peuple les  explications utiles  et nécessaires sur raisons et les motivations non  avouées qui ont permis au sieur Marc Ravalomanana, conseiller de la première magistrate de la capitale malgache de jouir de cette  forme d’impunité de fait. A notre  humble connaissance, sauf erreur de notre part, il n’a jamais  été porté à la  connaissance  du public ni promulgué par les autorités compétentes une mesure d’amnistie concernant cet individu  qui n’est pas  du  tout un  délinquant primaire si l’on  croit la révélation  faire par Madagate à propos d’un autre séjour en prison dans les  années 80, sans qu’aucune explication  légale valable ait pu être mise à la disposition du public. Si ce n’est pas là une forme  subtile de l’instrumentalisation des  juridictions  et de  corruption, c’est tout de même un cas de justice  sélectif en faveur d’un futur pantin  au  service des intérêts de l’étranger.

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