La Gazette de la grande ile

Voahangy Rajaonarimampianina : Un sens civique limité

Publié le 28 décembre 2018

Entre les deux tours de l’élection présidentielle, le couple Rajaonarimampianina s’est rendu en Suisse et en France.  Hery Rajaonarimampianina a voté au second tour. Ce n’est pas le cas de son épouse. On n’a vu aucune image la montrant en train de voter. Voahangy Rajaonarimampianina est-elle restée cloîtrée chez elle ? Est-elle restée en France ou en Suisse ? Est-elle occupée à vendre son appartement parisien ? Dans tous les cas, elle n’a pas voté. Quelle honte et quel manque de civisme de la part de l’ex-Première Dame ! Si Hery Rajaonarimampianina était présent au second tour, elle aurait assurément ameuté les médias pour être filmée au milieu du bureau de vote. Elle a vécu la claque électorale de son mari comme une gifle personnelle. C’est pourquoi elle a renoncé à voter. Quel manque d’élégance de la part de celle qui se croyait comme l’impératrice de la mode et du bon goût ! On voit bien qu’elle n’a rien compris à la fonction présidentielle de son mari. A cause d’elle, Hery Rajaonarimampianina s’est dévalué et dévalorisé. Il est même devenu dangereusement incompétent. Sur le parvis de l’Hôtel de Ville de la capitale, lors des manifestations d’avril 2018, les Députés pour le Changement ont humilié Hery Rajaonarimampianina en déclarant avec justesse que sa femme porte la culotte. Voahangy Rajaonarimampianina est le symbole de la femme superficielle et parvenue. Cet argument est appuyé par son refus de voter. Son caractère autoritaire et capricieux est une manière de masquer son indigence intellectuelle et morale.

On se souvient qu’elle a exigé à avoir un bureau au Palais d’Etat de Iavoloha. On se souvient qu’elle a débarqué de France avec 96 valises à elle seule. On se souvient que des avions d’Air Madagascar ont changé leur planning de vol pour qu’elle puisse se rendre en vacances. On se souvient qu’elle a déclaré qu’elle ne reviendrait pas à Madagascar tant que Jean Ravelonarivo n’aurait pas quitté la Primature. Mais qui est Voahangy Rajaonarimampianina, née Randriamanana, pour se croire au-dessus des lois de la République et pour faire la pluie et le beau temps ? Trop attachée aux pépètes et aux pépites, elle a accompli peu d’œuvres de charité. Elle a limité ses dons à sa famille. Hier encore, Voahangy Rajaonarimampianina était crainte et respectée. Elle croyait pouvoir régner cent ans. Aujourd’hui, elle est méprisée et ignorée.  En abandonnant malgré elle son statut de Première Dame, elle a peur de la perspective d’une vie ordinaire où elle serait invisible. Elle craint les portes de l’enfer qui s’ouvrent devant elle. Mal préparée à cette chute et minée par la déchéance, elle risque de ne pas survivre et de perdre doucement la tête.

GASPARD

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