La Gazette de la grande ile

Biodiversité et  développement humain : Le PNUD initie un nouveau projet

Publié le 09 janvier 2019

Le paysage forestier épineux et sec d’Atsimo Andrefana qui couvre une superficie de quelques 2,4 millions d’hectares est classé parmi les écosystèmes les plus distinctifs à Madagascar. C’est un écosystème fragile qui subit des pressions diverses. Il couvre 3 districts Toliara II, Betioky et Morombe.

Plus, les données du PNUD font état, entre autres, que constituant un refuge important pour la biodiversité, les écosystèmes du paysage assurent aussi par leurs ressources naturelles la base de survie de la majorité de la population locale. De ce fait, les pressions accrues dues aux actions anthropiques (reconversion des terres forestières en terres de culture, exploitation, extraction minière…) rendent vulnérables les ressources restantes du paysage. En conséquence, il est crucial d’intégrer la gestion de la biodiversité dans le développement et d’influencer l’aménagement du territoire afin de contrôler les pressions dans les zones les plus sensibles du point de vue écologique : aires protégées (AP), zones adjacentes et corridors écologiques importants.

Et l’identique source de mentionner que conscient de l’importance de la biodiversité et le développement humain, un projet intitulé : « Approche à l’échelle des paysages pour la conservation et la gestion de la biodiversité menacée à Madagascar axée sur le paysage forestier épineux et sec d’Atsimo-Andrefana » est mis en œuvre dans la région par le gouvernement avec l’appui financier du PNUD-FEM. Le projet va adopter une approche à deux volets.

Tout d’abord, il renforce la gouvernance de l’utilisation des ressources au niveau paysager. Pour cela, il élabore et met en œuvre un plan de gestion de la biodiversité et des écosystèmes à l’appui du schéma régional d’aménagement du territoire à l’échelle des paysages en incorporant explicitement les besoins en conservation de biodiversité et des processus écologiques. Il recommande les utilisations des terres en vue d’atténuer les menaces à partir d’un outil l’OPT BD (Outil de Planification Territoriale pour la Biodiversité). Il collabore avec les parties prenantes au niveau national et régional afin d’impliquer les secteurs du développement ainsi que le secteur privé et négocie l’application des mesures environnementales et de conservation de la biodiversité afin d’atténuer les impacts des investissements de grande envergure sur les écosystèmes fragiles.

Ensuite, le projet collabore avec les communautés locales pour renforcer la conservation à base communautaire en abordant le problème des menaces sur les écosystèmes et la biodiversité en rapport avec les moyens de subsistance. Il tient compte également de l’exclusion des communautés des processus décisionnels concernant les projets économiques de grande envergure en sensibilisant les communautés à leurs droits à la consultation publique. Le projet travaille avec les communautés pour établir des « Aires Protégées Communautaires » (APC) multi-usages et mettra en place le cadre institutionnel nécessaire pour la gestion ainsi que des mesures pour assurer l’utilisation durable des ressources naturelles tout en renforçant la participation locale aux processus décisionnels.

L’objectif de ces TDR est de cadrer les attributions du Coordonnateur de projet, indispensable à la réalisation du projet. Le Coordonnateur de projet travaillera sous la supervision du Directeur National du Projet (DNP) et du Team Leader (TL) Pauvreté et Environnement.

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