La Gazette de la grande ile

Travailleurs malgaches : Toujours maltraités par les étrangers

Publié le 28 janvier 2019

La majorité des expatriés, propriétaires d’entreprises minorent tout simplement le code du travail malgache. De ce fait, leurs employés sont souvent maltraités dans le cadre de l’accomplissement de leur travail. Les entreprises franches sont au premier rang dans le non respect des droits des travailleurs, mais actuellement le vent souffle vers les autres catégories de sociétés. Ainsi, les employés d’Intelcia Madagascar, une société qui œuvre dans le domaine des appels téléphoniques ou “call center”, se plaignent actuellement de leur situation. Le problème concerne en effet les horaires du travail. Si le code du travail fixe cet horaire du travail à 8 heures par jour, soit 40 heures par semaine, cette société impose abusivement des heures supplémentaires obligatoires dépassant largement cette norme. En plus, la rotation de travail de jour et de nuit n’est pas aussi normale, pour pouvoir atteindre beaucoup plus sa production, la société oblige certains équipes à travailler toujours de nuit. Sans la moindre considération du droit humanitaire, cette façon de diriger une société n’est pas supportée par les employés. Presque chaque jour alors, des dizaines de lettres de démission sont déposés aux ressources humaines de cette société, mais qui se heurtent au refus des responsables. Une situation qui n’est pas du tout normale puisque les employés ont le droit de démissionner et que c’est du fait de leur employeur. A préciser que la société Intelcia appartient à un étranger, d’origine française, une société qui fonctionne au dessus de la loi malgache. Certes, le contrat de travail entre les deux parties prévoit que les employés travaillent même en jours fériés, mais la société a osé les faire travailler pendant les jours des élections alors que l’Etat semble avoir été stricte sur ce point. A préciser que la société Intelcia appartient à un étranger, d’origine française, une société qui fonctionne au dessus de la loi malgache. Certes le contrat de travail entre les deux parties prévoit que les employés travaillent même en jours fériés, mais la société a osé faire les travailler pendant les jours des élections alors que l’Etat semble avoir été strict sur ce point. Les employés n’ont pas ni délégué du personnel ni de syndicat qui pourraient les aider à faire respecter leur droit, or le code du travail le prévoit expressément pour toute société employant plus de 11 salariés. Une mesure devrait alors être prise à l’encontre des sociétés comme celle ci, au moins pour les montrer qu’on est ici dans un Etat de droit.

D.M

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