La Gazette de la grande ile

Rues d’Antananarivo : Cohabitation impossible entre les véhicules

Publié le 11 février 2019

La population tananarivienne doit endurer des  embouteillages monstres chaque jour dans n’importe quel quartier de la ville. En dehors du mauvais état de la route qui ralentit les véhicules, l’étroitesse de ces dernières ne facilite pas la circulation. Voitures, motos, bicyclettes, pousse-pousses, charrettes, bourrettes, tous circulent sur les routes sans prendre en considération la priorité et le code de la route.

Les pistes cyclables sont devenues des marchés à légumes et à brocantes. Les trottoirs servent de zones de travail pour les cordonniers, laveurs de voiture, faiseurs de silentbloc, vendeurs de beignets, etc. Obligés d’utiliser les routes pour circuler, les vélos se mettent en danger et bloquent la circulation des voitures. Comme il n’y a aucune application de la loi et que la Commune Urbaine d’Antananarivo préfère garder le peu d’estime qu’elle a auprès de la population au lieu de régler une bonne fois pour toute ce problème de circulation, les embouteillages règnent dans la capitale. A Soarano, les charrettes sont rois, pourtant, ce marché n’est qu’à quelques centaines de mètres de l’Hôtel de Ville. Devant l’Hôtel de Ville, les marchands des bords des rues occupent les trottoirs et les bords de rues, bloquant la circulation des voitures. Les parties de cache-cache entre les agents de la Police Communale et  ces vendeurs durent depuis que Lalao Ravalomanana a pris les commandes de la ville, mais cela se fait toujours de manière superficielle. Aucune mesure à long terme, aucun acte radical n’a été pris. La loi passe derrière le sentiment.

Il est impossible pour les véhicules de cohabiter dans les rues de la capitale. Chauffeurs et conducteurs se détestent à cause du stress que génère le quotidien sur les routes. La fluidité de la circulation à Antananarivo ne dépend pas seulement du bon état des routes, mais surtout de la fermeté et de la poigne des dirigeants.

  1. Berado

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