La Gazette de la grande ile

Travaux sur les routes nationales : De l’argent jeté par les fenêtres

Publié le 08 mars 2019

Cercle vicieux. Chaque année, c’est la même chose pour certaines routes nationales (RN). En période des pluies, certaines zones deviennent enclavées. C’est le cas de Bealalana et Ambatondrazaka entre autres.

Certes, les états des RN dans le pays sont tous déplorables. Pourtant, l’utilisation du trajet de certaines d’entre elles est impossible en période des pluies. C’est à titre d’exemple le cas de la RN5A reliant les districts d’Ambilobe et Vohémar. En effet, même les véhicules tout terrain ont du mal à traverser « la route de l’enfer ». Pour les taxis-brousse, le transbordement est même inévitable à Ambilobe.

Parmi les routes nationales secondaires, on peut également citer la RN44 reliant Moramanga à Ambatondrazaka. Depuis quelques jours, les usagers se plaignent de l’état des routes. En temps normal, le trajet de 158km prend 7 à 8 heures, actuellement le trajet peut prendre deux jours.

Ce qui est intolérable dans tout cela, c’est que plusieurs milliards d’ariary sont dépensés follement , chaque année, pour des travaux de construction et de réhabilitation bidon. Prenons pour exemple les travaux sur Ambilobe-Vohémar. Le mois d’août 2018, les travaux ont été lancés et le financement par prêts concessionnels s’est élevé à 155 millions de dollars. Sans parler du montant des marchés considérablement exagérés par rapport à la réalisation. Or, l’état des routes demeure déplorable et les travaux sans garantie se détériorent en quelques semaines. Et c’est chaque année la même chose.

Annie N.

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