La Gazette de la grande ile

Marchands ambulants : Le contrôle des autorisations d’exploitation pose problème

Publié le 15 mars 2019

Les activités commerciales qui sont exercées sur les voies publiques devraient faire beaucoup plus de règlementations que celles exercées dans un vrai centre commercial. Si dans les deux cas, l’obtention d’une autorisation d’occupation de l’endroit est exigée (surtout si celui-ci relève du domaine public), les conditions de son octroi devraient être plus rigoureuses pour les marchands ambulants qui souhaitent exercer leurs activités dans les voies publiques, normalement destiné à la circulation des personnes. Pourtant, comme ce genre d’activité est actuellement très répandu dans la capitale, il est devenu difficile pour les responsables communaux de vérifier contrôler si les commerçants sont ou non en possession d’une autorisation d’occupation. Et faute de contrôle strict, ces derniers se permettent d’installer leurs fonds de commerce, sans pour autant demander une autorisation préalable auprès de l’administration. Résultat, les piétons sont obligés de marcher sur la chaussée, de considérer que les trottoirs sont devenus une propriété privée des commerçants, et d’apprendre à s’adapter à un tel « désordre ». Pourtant, puisqu’il s’agit ici de l’occupation du domaine public, l’administration est le premier responsable qui doit veiller à ce que son régime de protection soit renforcé. Aussi, elle doit s’assurer que ce domaine soit avant tout affecté à des fins d’intérêt général, ou que son occupation par des personnes privées ne soit pas trop désavantageux pour l’Etat.

R.Hariantsa Cynthia

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