La Gazette de la grande ile

Surexploitation forestière : Les stratégies de lutte sont encore infructueuses

Publié le 18 mars 2019

En matière environnementale, si la règle qui devrait s’appliquer est celle de « l’interdiction de couper les arbres », l’exception semble toujours être celle qui prévaut. Ainsi, les parlementaires ont donc dû adopter des normes relatives à l’exploitation des arbres et des forêts. Et comme dans tous les pays, cette activité est aussi devenue règlementée dans le nôtre. Mais la règlementation n’est qu’une théorie, la réalité en est tout autre. En effet, principalement à Madagascar, notre environnement forestier est actuellement victime d’une surexploitation, que les espèces végétales risquent de tout disparaître d’ici quelques années. L’origine de cette déforestation est surtout les feux de brousse, dont la pratique constitue une nécessité vitale pour certaines catégories de personnes. C’est le cas par exemple des menuisiers et des charbonniers. Ils sont obligés de couper les arbres car ces derniers sont les principales matières premières qu’ils utilisent pour pouvoir exercer leurs activités professionnelles. Et même si des associations et des entités procèdent fréquemment à des activités de reboisement, celles-ci sont encore insuffisantes par rapport au nombre d’arbres coupés annuellement. Sans doute, l’interdiction totale de couper les arbres mettrait l’avenir de certains travailleurs en danger, car la survie de leur famille dépend en partie de cette activité. Ainsi, la seule option serait alors la conciliation de la nécessité de protéger l’environnement avec celle pour les particuliers de pouvoir subvenir à leurs besoins. Et si l’on veut réussir, il faudrait d’abord veiller à ce que la règlementation juridique s’accompagne désormais de mesures plus sévères en cas de violation. A fortiori, ces mesures de sanction devraient être réellement appliquées, et il ne s’agit pas uniquement d’un simple avertissement verbal.
R. Hariantsa Cynthia

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