La Gazette de la grande ile

Presse écrite ou audiovisuelle : Elle, la chroniqueuse

Publié le 19 mars 2019

“Quand c’est vous qui le faites, c’est mauvais mais quand c’est moi, c’est bon!” Voilà comment on peut résumer la manière dont cette ancienne chroniqueuse diabolisait les projets d’investissements qui avaient impérativement besoin d’être fait en ouvrant les portes aux investisseurs étrangers avec bien entendu des contreparties qui portaient sur l’occupation du foncier que l’on appelle invariablement bail emphytéotique,  mise à disposition et tutti quanti de terres aux étrangers.

Quand les accords avaient été prévus  avec Daewoo sur plus de 800 ha de terrains, quand les ZES étaient mis en place à Fort Dauphin, la condamnation a été rapide, on ne vend pas la terre des ancêtres aux étrangers.  Par contre, lorsque l’on met en avant la création d’emplois que ça générera aujourd’hui, quand on met en avant les investisseurs qui vont venir sur ces milliers d’ha inoccupés sur lesquels des grands projets industriels vont pouvoir se faire, on a enfin compris que Madagascar ne pouvait se développer que sous ces conditions, la même ex-chroniqueuse défend bien son beurre. Ses analyses incisives manquent  à certains et ne manquent pas à beaucoup, car finalement elles étaient loin d’être objectives. Se serait-elle tu à l’époque en constatant qu’un membre du Conseil Supérieur de la Magistrature, avec les indemnités qu’il touche,  s’arc boute à son poste de CSM tout en ayant été nommé Directeur Général auprès d’un ministère, avec également des indemnités qu’il touche? La question n’est pas une question de sous mais une question d’éthique, vouloir être partout pour exercer le pouvoir et bénéficier des avantages y afférents, comme si la personne est incontournable.  Une chroniqueuse défenseur absolu de l’éthique aurait eu beaucoup à dire si c’était l’ancienne équipe,  mais comme sa consœur, l’exercice du pouvoir l’a rendue trop subjective, ou plutôt lui a permis d’ouvrir l’œil plus que la bouche et se rendre compte que c’était trop facile de critiquer.

C’est ainsi qu’avec beaucoup d’ironie on parle d’elle exactement comme on parlait de sa consœur ex chroniqueuse politique et ancienne ministre ; c’est pour cela qu’avec beaucoup d’ironie on en vient à comparer leurs goûts, leur trajectoire de vie, on ne peut que comparer les deux et se rendre compte parfois à quel point elles se ressemblent…sauf physiquement ; c’est ainsi qu’avec beaucoup d’ironie on parle de ce qu’elle disait et que certains avaient enregistré à l’époque en raillant que heureusement pour elle les paroles s’envolent, heureusement qu’elle se soit contenté de hurler sur les ondes mais de ne pas écrire des chroniques politiques à large diffusion car ses paroles transformées en écrit se seraient retournées contre elle.

D.R.

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