La Gazette de la grande ile

Conduite  des affaires de l’État : Faut-il attendre l’extrême violence ?

Publié le 26 mars 2019

Au vu de  ce qui s’était passé à Farafangana puis de ce qui s’est récemment passé à Antalaha, on en vient à se demander si les responsables sont réellement conscients de ce qui se passe et surtout si réellement ils sont compétents.  On en vient à douter fortement de leur compétence. A peine 24h après l’incendie des bureaux de la Jirama et voilà que la Jirama du coin est dotée de groupe pour que les habitants souffrent moins du délestage.  L’alternative était donc déjà là  et était facile mais au lieu de prendre des mesures dès les premiers délestages,  les responsables ont attendu le ras- le- bol de la population, les responsables ont attendu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase,  les responsables ont attendu que les locaux de la Jirama soient incendiés…ça doit bien avoir une qualification cela chez les juristes,  non assistance à personne en danger?

On en arrive à une rage telle que des attitudes extrêmes et condamnables sont adoptées par la population victime de ces délestages intempestifs, par la population qui essuie des pertes économiques considérables car elle ne peut pas travailler dans ces conditions. Ce qui est arrivé à la Jirama n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Si rien n’excuse ces attitudes extrêmes allant même jusqu’à se faire justice soi même, même si on n’approuve pas on comprend ces attitudes.  Quand le quotidien de la population n’est que misère,  que difficultés, que problèmes et qu’en face les responsables semblent sourds,  aveugles et sont occupés à placer les copains-exactement comme le précédent régime-à  prendre des mesures qui frisent l’ineptie telle que ces abrogations en vrac non suivies de nomination,  à vouloir inonder les gens de balivernes, à un moment la coupe est pleine et les réactions sont d’une extrême violence.

Une fois de plus, les dirigeants d’aujourd’hui, tout comme celui qui avait été là les 4 dernières années, sont incapables de prévoir si bien que si logiquement on devrait sanctionner sévèrement ceux qui ont brûlé ces locaux de la Jirama, l’urgence était à l’impunité…trouver rapidement une solution, qui était déjà là, pour apaiser la colère de la population.  Le “gouverner c’est prévoir” est au dessus de leurs forces!

D.R.

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