La Gazette de la grande ile

EDITORIAL : Les patriotes sont morts pour rien !

Publié le 02 avril 2019

Nombreux sont les patriotes qui ont laissé leur vie pour la liberté de la Grande Ile. Une liberté qui est loin d’être effective à l’heure actuelle puisque la puissance économique de Madagascar ne cesse de régresser et dépend énormément des puissances étrangères pour se remettre sur les rails. Ce qui va totalement à l’encontre de la lutte menée par les patriotes d’autrefois qui ont laissé leur vie pour l’indépendance de Madagascar sur tous les plans et non seulement sur le papier. La situation actuelle est loin d’être le cas puisque le pays jongle avec l’insécurité, la corruption et la pauvreté et compte sur l’appui des étrangers pour les combattre. En contrepartie, les étrangers imposent encore et toujours leur notoriété puisque les dirigeants n’ont pas su s’en détacher. Le temps est passé et l’on constate que la liberté de la Grande Ile n’est qu’éphémère. Les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir n’ont fait que piétiner la mémoire des anciens combattants car ils n’ont pensé qu’à accroître leur richesse personnelle à l’insu du peuple quitte à offrir les richesses du pays aux étrangers sur un plateau d’argent pour l’avantage d’une minorité de nationaux proche de la classe dirigeante. Le 29 mars est une date mémorable pour les Malgaches étant donné que c’est le 29 mars 1947 qu’a éclaté l’insurrection contre l’oppression des colons français en vue de la liberté ayant provoqué plusieurs milliers de victimes. La date marquante est  donc commémorée chaque année pour honorer la lutte menée par les anciens combattants. Malheureusement, les dirigeants n’ont pas su reprendre le flambeau pour la liberté de Madagascar sur tous les plans puisqu’ils sont allés à l’encontre de la volonté des patriotes d’autrefois. Au lieu de renforcer la liberté du pays, les dirigeants n’ont trouvé de mieux à faire que de quémander de l’aide auprès des étrangers ce qui ne font que remettre le pays sous leur joug. La mémoire des défunts se trouve piétiner car le pays pour laquel ils ont laissé leur vie se retrouve toujours dans de mauvaise passe plus de 70 ans après la grande révolte, à croire que les morts sont morts pour rien.

Jean Riana

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