La Gazette de la grande ile

Centre immatriculateur Ambohidahy : Le premier responsable sous contrôle judiciaire

Publié le 15 avril 2019

La lutte anticorruption du côté du Bianco continue. Le centre immatriculateur (CIM) a toujours fait l’objet de mauvaises appréciations de la part des usagers. Outre le fonctionnement et la qualité de service, l’on sait que tout un réseau travaille dans la conception de faux permis militaires afin de les transformer en permis biométriques auprès du CIM.

Le scandale du CIM ne s’arrête pas là. Comme bon nombre de gens le sait déjà, la mutation de véhicules pour l’octroi de permis de conduire sont également un chantier de corruption. Les enquêtes ont, jusqu’ici, amené au démantèlement du réseau. Le réseau en question compromet un officier de l’armée en service au CAPSAT Antananarivo qui habite Itaosy, et sa femme.

Les investigations sur les faits de corruption au niveau du centre immatriculateur continuent et l’on sait que le premier responsable du centre est actuellement sous contrôle judiciaire ainsi que deux titulaires de faux permis biométriques. Cela fait suite au déferement du samedi 13 avril. Trois rabatteurs ont également été placés sous mandat de dépôt.

Au niveau du Bianco, on sait aussi que des investigations sont encore en cours sur les employés du CIM et les rabatteurs qui y travaillent. Quinze autres personnes au sein du CIM et autour du couple d’officier sont également suspectés.

L’existence de corruption au niveau du CIM a été depuis longtemps avérée. En 2017, l’association Rohy a déjà dénoncé les pratiques malsaines au sein du service. La corruption n’y est pas uniquement opérée par les personnes occupant un poste important, mais surtout par les simples employés. Sans avoir recours à payer une somme en contrepartie, les usagers doivent faire face à une lenteur exagérée de traitement de dossier.

Annie N.

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