La Gazette de la grande ile

Chronique : De la suce  dans un régime  des profiteurs.

Publié le 19 avril 2019

Dans  10 jours pour tous les  observateurs,  analystes et les  médias, d’office ce  sera  le feu  vert pour se livrer à la première évaluation des premières réalisations de ce début  de mandat d’Andry Rajoelina. Il ne  serait tout  de même pas  honnête de vouloir s’attendre à des résultats  concrets  convainquant sur les engagements  que ce  nouveau  chef de l’Etat avait pris durant la campagne électorale  et son  discours  d’investiture. Si Rajao le président  sortant a eu la vantardise de  nous  débarrasser des problèmes provoqués par le délestage,  son  jeune  successeur lui, il  s’est  contenté de faire  rêver  ses  électeurs à propos  d’une  émergence  de développement dans le  bien-être du pays et  des habitants. Travail  de longue haleine qu’il tenu à prouver  dès le  départ par la continuité de l’Etat  sans snober la reprise par les inaugurations des  réalisations projets que le  régime   HVM  n’a pas  eu l’intelligence  de mener à  terme.

Le plus  grand  reproche  que l’on peut  faire à l’équipe qui  s’installe lentement mais  sûrement  sur la bonne  voie de l’organisation d’un  Etat de  droit, est à mettre  sur le dos  d’un Christian Ntsay Chef de gouvernement qui n’arrive pas à empêcher que  «les  choses tournent désespérément  au  ralenti sinon  ne  tournent pas  du  tout ». De l’avis  de  bon nombre d’observateurs  sérieux, le gouvernement tout entier manque  de  savoir-faire (à l’exception de  quelques ministres qui ont  déjà  réussi à  trouver leurs  repères). Sans hésiter  certaines  rédactions n’hésitent pas constater que surtout à cause de  ces maillons  faibles  du système que « de toute  évidence dans  différents ministères clés  le  rythme est loin  d’être à  grande  vitesse, rien  ne  fonctionne, l’administration  tourne  au  ralenti n’est carrément pas  fonctionnelle ! » Les plus indulgentes  disent  qu’ils  sont  encore à ne  s’occuper  que  des  affaires courante » alors  qu’ils  auraient  d’ores  et déjà  étaler des prémices des travaux que le peuple  attend  d’eux. Faut-il vraiment que  le président de la République  en personne  mette la main à la pâte pour  que  cesse ces couacs obscurs des  longues  heures  de  délestage destructeurs et  ces  coupures  de  fourniture en  eau potable  dans  des quartiers où  déjà la population vivent  dans une paupérisation envahissante que le  régime n’ pas  daigné écarter de la vie  quotidienne des  habitants, pendant qu’eux les grands de  ce monde ils passaient leur  temps à  sucer les énormes profits  d’une mauvaise  gouvernance en  faveur des leurs partenaires des  combines illicites. Pour les personnes de bonne foi, s’il y  a  un  conseil que les  hommes qui  croient  diriger  ce pays doit  se mettre en  tête est la suivante :«il  est  temps  de cesser les  gesticulations, le  délai  de  grâce touche à  sa fin.»

N’importe  quel  électeur qui  avait misé  sur la cause louable de l’émergence prônée par  Andry Rajoelina se sent complètement «déçu  en voyant  la situation étant  donné  que président avait promis la construction de  buildings et  ce  sont des maisons en  conteneurs qu’on a  eu  à la place. Par rapport au  vary mora, nombreux sont  ceux  qui ont  espéré dire  bye, bye à la faim et  enfin se  gaver, mais  avec 3 kilos par  foyer s’est loin  d’être  suffisant.»  Il  est  vrai  que le  nouvel  élu  de la population  n’a  jamais  espéré que celui  qui  avait promis le changement depuis la lutte  populaire  de 2009 allait  réédité l’exploit du  Christ qui  avait multiplié le pain, Mais, il  se  trouve  qu’au lieu  de palper le  surplus de  salaire évoqué par cette retentissante annonce  de la somme de 200.000 Ariary est  toujours  attendu par tous les  travailleurs pour amortir le choc de la  cherté  de la  vie. C’est  toujours  avec  un  grand  soupir désolé  que les mères  de  famille s’amènent  avec le panier  de la ménagère  en  allant faire le marché chaque jour. Pendant ce  temps  dans les villes, les hautes personnalités débarquent dans les  grandes surfaces pour  remplir leurs  chariots  des  produits  qui ne  sont à la porté des  bourses que des riches dirigeants  qui  roulent dans  de luxueuses  voitures  de denier  cri  et vivent au frais de la République. Il y a  de  quoi  rendre  jaloux ! Surtout  quand on  sait pertinemment que  ces messieurs  dames peuvent profiter des postes  politiques  qu’ils  occupent sans pourtant réussir à  trouver  les  solutions  idéales pour qu’une  certaine  justice  sociale permette à trous de profiter  des  revenus  des richesses et patrimoines du peuple. Comment comprendre que malgré les productions des exploitations pétrolières existantes, de  toutes  ces mines  qui affichent pour les  investisseurs des performances  fabuleuses jamais  rendues publiques, que dans  ce pays un grand  fossé se creuse entre cette classe dirigeante et la masse «qui elle, pendant ce temps-là, croupit dans une misère grandissante d’une manière  scandaleusement révoltante » d’après le constat de Jean Fremigacci  cet  expert sur la situation politique à Madagascar ? Il n’y  a  rien  comprendre du moment que de l’avis  éclairé de ce  sacré JR  « Le développement reste un  rêve inaccessible pour Madagascar… ». Du moins tant  que « le président  vit dans les  nuages avec  ses « revin-gadra » qu’il  fait  gober au petit peuple » afin de  règner sur le  long terme sur un peuple banane. Si jamais, il lui  arrive un jour,  de  redescendre  sur  terre et  de quitter  la tour  d’ivoire où  les courtisans d’ un entourage de «suceurs» des  richesses nationales tient tout le système tout entier par la queue  et empêche  le pays d’avancer.

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