La Gazette de la grande ile

Exportations illicites : Comment récupérer les richesses naturelles déjà hors du territoire ?

Publié le 13 mai 2019

Il est vrai que les agents de la Douane et les diverses autorités administratives font de leur mieux pour contrôler les frontières et les marchandises qui y circulent. Néanmoins, il ne faut pas écarter l’hypothèse qu’un très grand nombre de nos ressources sont toujours exportées de manière illicite, et échappe à ce contrôle. Il est très fréquent que les responsables ne constatent ces illégalités qu’une fois ces dernières arrivées à destination, et dès fois même il arrive que certains de ces biens ont fait l’objet d’une industrialisation ou utilisés à des activités touristiques. Et même si l’illégalité de l’exportation est confirmée, force est de constater que l’Etat malgache a toujours du mal à procéder à la saisine de ces ressources, étant donné que ces dernières se trouvent sur le territoire d’un autre Etat. C’est surtout le cas des bois précieux comme le bois de rose, qui sont déjà vendus dans les pays étrangers en tant que produits finis, et de certaines espèces animales comme les Lémuriens de Madagascar, qui sont malheureusement exploitées dans ces pays à des fins touristiques. Cela dit, la réalité prouve encore que même si nos lois interdisent strictement l’exportation de ces espèces menacées d’extinction, les corrompus parviennent toujours à échapper aux règles. Raison de plus pour nous poser des questions, et de se demander pourquoi le droit et les normes qu’il consacre n’a jamais pu parvenir à maintenir la stabilité et la justice dans notre société. Mais comme de tels sujets ont toujours été une question de diplomatie entre les représentants interétatiques, les simples citoyens n’ont jamais été informés de ces innombrables atteintes et préjudices causés à l’environnement à temps. De même, pratiquement, ils n’ont jamais eu la possibilité de réclamer tous ces abus et d’agir contre l’Etat, même si les textes leur permettent.

Hariantsa R.

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