La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE RAZAFILAHY : Un climat favorable à condition de…

Publié le 12 juin 2019

Toutes les conditions requises pour la poursuite de l’exercice du pouvoir se mettent en place lentement peut-être, mais sûrement pour l’ancien dirigeant d’un régime de Transition qui a réussi la prouesse d’arriver à la tête du pays à partir de la récente élection présidentielle. Andry Rajoelina vient aussi de passer avec succès le test parisien d’une consécration diplomatique qui fait de lui un Chef d’Etat en voie de décrocher l’étiquette d’un «système politiquement correct» pour la République de Madagascar. Les services du FMI viennent d’achèver la mission de revue du programme avec Madagascar. Hier, ils ont publié par un communiqué sur les conclusions des experts. Selon ce document à partir «des observations préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l’approbation de la direction, sera soumis à l’examen et à la décision du Conseil d’administration du FMI ». En tenant compte de la mentalité et des nouvelles dispositions en vigueur dans la nouvelle équipe actuellement en place, il est patent que la tendance à «l’amélioration de la gouvernance et du climat des affaires» est maintenant de rigueur. Avant même que les deux parties aient pris la décision de coopérer dans un sens positif acceptables, le pouvoir en place avait déjà opté pour adopter des pratiques plus saines dans la conduite des affaires de l’Etat.

Malgré les déclarations certes très rassurantes de Charalambos Tsangarides, le Chef de mission pour Madagascar, l’issue finale d’une équipe d’experts dans le cadre de la cinquième revue du programme de réformes économiques de Madagascar soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI dépendra toujours des éminents décideurs de Washington. On peut noter toutefois que selon M. Tsangarides : «Les discussions ont fait d’importants progrès et se poursuivent en vue de présenter la revue au Conseil d’administration du FMI dans les semaines à venir.» Il est question d’atteindre « une croissance économique supérieure à 5 pour cent cette année, reflétant des dépenses d’investissement public plus élevées et une intensification de l’activité du secteur privé.» Les projets des autorités à propos des investissements publics et dépenses sociales devront dépendre désormais « d’un effort continu visant à augmenter les recettes et à réduire les dépenses de moindre priorité, en particulier les subventions dans les secteurs du carburant et de l’électricité ». Cette convergence  de points  de  vue entre Antananarivo et les institutions internationales ne peuvent  être qu’un  signal fort hautement positif pour la  suite des négociations. Il  est bonne guerre que là où une  certaine presse trouve  que « le FMI impose ses  exigences… », ceux  qui dirigent  ce pays adhèrent sans  réticence pour qu’à partir «2019, les perspectives économiques restent positives, avec une croissance devant se stabiliser au-dessus de 5 pour cent, soutenue par l’investissement, les exportations, des améliorations dans le secteur de l’énergie, et le bâtiment. » Les  détracteurs  et  les  envieux  qui ne  rêvent  que  de  voir Andry  Rajoelina en mauvaise posture peuvent  aller  se  faire  voir ailleurs. Les «retards dans l’ajustement des prix des carburants à la pompe dans un contexte de prix pétroliers mondiaux élevés ont entraîné une augmentation des passifs envers les distributeurs, susceptible de peser négativement sur le budget.» L’équipe technique qui  entoure le plus  jeune Chef d’Etat  du  continent  africain ne  sont pas  des  enfants  de  chœur.  Ils sont  capable  de  faire preuve  de prévoyance et  de  réalisme pour ne pas se laisser piéger par les  calculs mafieux  d’une minorité d’affairistes profiteurs cotés par le Magazine  Forbes.  Surtout  que qu’il est  acquis que  «Les services du FMI ont favorablement salué l’engagement des autorités, dans le cadre de la Politique Générale de l’Etat, pour accélérer les réformes économiques, améliorer la gouvernance, et intensifier la lutte contre la pauvreté, y compris par le biais du programme soutenu par la FEC. » Tout le  reste n’est  que  divagations  et  délires  d’une  bande  de «looser»  et  politicards mégalos  nostalgiques  de l’âge  d’or de la corruption  et  de l’Argent sale  roi…Andry  Rajoelina a  tout  juste  besoin  de maintenir le poids de  ce charisme populaire  en  faveur de l’autosuffisance  alimentaire. Les paysans  riziculteurs lui  serviront  de  boucliers  humains inattaquables le jour où les intentions malveillantes tenteront de lui mettre les  bâtons  dans les  roues. Un homme averti  en  vaut  deux.

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