La Gazette de la grande ile

Chronique : L’indépendance et la bonne gouvernance à  l’envers

Publié le 25 juin 2019

Les lampions, un air  de  fête d’un bout à l’autre de l’île après les malheurs  d’un précédent mandat décevant de  Rajao l’époux de Voahangy  cette piètre imitatrice de  Grace  Mugabe, voilà  le  climat  que  vivra le peuple malgache le  temps  de la célébration  de la Fête Nationale  du 26 Juin 2019. Pour le moment, oubliant les  séquelles des  années  d’errements  d’un  régime HVM  qui n’a rien  fait  pour «éviter tout acte de gaspillage et de détournement des fonds  publics à des fins personnelles ou politiques. » Jusqu’à la  défaite électorale humiliante de l’ancien ministre  des  Finances  et  du  Budget  d’Andry Rajoelina lors  de le Transition,  le régime des profiteurs et des opportunistes favorisés  s’est consacré pratiquement  à l’ exercice des prérogatives étatiques contraires aux objectifs   constitutionnels à propos de  la garantie de  son «arbitrage, du  fonctionnement régulier  et continu des pouvoirs publics, de l’indépendance  et  de l’intégrité territoriale. » Pour ces pilleurs  en puissance  la notion «d’indépendance  de patriotisme» n’était  que  des mots  qui ne servent  qu’à agrémenter leurs  discours démagogiques. Rien de plus ! Comme  l’ écrivent  si  bien  nos confrères «la tolérance  zéro »  en matière d’amélioration  des  pratiques  administratives  et  financières  «ce n’est pas  traîner les pieds pour le recouvrement des  avoirs  illicites,  ce n’est pas  fermer les  yeux quand il s’agit de  copains coquins »  dans le genre Patrick Leloup.

Tant qu’un  tel  individu  se permet encore de  se payer les  frais des soins de  santé d’un  nègre  fine plume pour «menacer» celui qui «ose » dénoncer leurs «turpitudes», on ne peut que s’indigner. Surtout quand le malfaiteur notoire « le loup » qui  se  cache sous la peau de l’agneau insiste pour  revenir  dans la bergerie de la République, les lieux mêmes  de ses  crimes. «Notre indépendance c’est  encore  cela, prendre  ce  qui  nous  arrange,  continuer le  bling, bling…» Il n’y a pas  menace  qui  tienne. Un homme  averti en vaut, pas  seulement  deux, mais  tout un groupe qui n’a pas froid aux yeux. On prend  acte. Dans  cette  croisade contre la  voyoucratie, il  n’est pas  superflu  que Patrick Leloup  sache que l’entourage  qui  soutient notre cause contre la  voyoucratie,  la méthode à appliquer n’est plus cette  loi babylonienne de «l’œil pour œil, dent pour dent.» Les chasses aux  sangliers de l’an 2002 nous  avaient appris  que  désormais   «pour une dent  c’est toute la mâchoire, pour un œil, les  deux  yeux ! » A bon  entendeur,  Messieurs salauds !A l’allure  que prennent  la  recrudescence d’un  côté de l’injustice,  des abus, de l’arbitraire et de l’autre les  frustrations  compréhensibles des  militaires que quelques  grands  responsables  bornés  envoient  en  service commandé pour  se  retrouver  finalement «lâchés  sans parachute » en prison. Il y a également la grande consternation des habitants  subissant des actes abusifs, on  est  bien obligé de croire que quelque part  des  cerveaux mal intentionnés cherchent à  ternir l’aura de  ce  début  de mandat  d’Andry  Rajoelina.  Pour  plusieurs  raisons  convergentes  dont l’objectif  final est  d’assouvir un esprit  revanchard des  grands perdants de cette alternance triomphale pour un peuple qui  en  a marre  de ces  grands  voleurs qui sont à l’origine des maux  de Madagascar. La première, la plus importante est  cette  incroyable  réalité de la persistance  de l’injustice au niveau  de  certaines juridictions  qui malgré la détermination officiellement  évoquée par le ministre  de la Justice à propos  de l’intégrité  et l’impunité «zéro» , fait  toujours râler les  justiciables et  peupler les chaumières lorsqu’on  jette en prison leurs  fils pour un  «oui pour un non». Alors les  assassins, les grands  bandits se pavanent en  narguant les  braves  gens.   Comme  s’il  suffisait  du pouvoir  suspensif  d’un recours  en  appel  hors délai pour  mettre n’importe  quel  malfaiteur condamné en  toute  légalité hors  d’atteinte de la  décision  d’un  juge. Il n’y a pas qu’un seul  cas…Si  bien que la situation donne envie de  chanter : «Frère  Jacques, dormez-vous ? »  A l’heure où vous  lisez  ces lignes, des éleveurs  du  District  d’Andilamena  ont rejoint la  ville  de Mampikony pour protester  contre les prélèvements  abusifs  de leurs  bestiaux avec  « enlèvement d’un enfant mineur… » dans  des  conditions  qui  relèvent plus  d’actes  de  banditisme que de la  sécurisation du territoire. Et le Ministère Public local ferme les  yeux et laisse  faire. Pourquoi ? C’est  tout de même scandaleux lorsque  des gendarmes  en mission brûlent et  saccagent des  habitations au point de  blesser un  vieillard de 80 ans (actuellement en  cours  d’hospitalisation par  suite de ses  blessures)…La patrouille arrive à Mampikony le troupeau de bœufs concerné diminué un  certain nombre consommé  en  cours  de route ou livré pour  grossir le  troupeau de hautes personnalités locales…Et  dire  que par pure  désinformation les  réseaux  sociaux font  état  d’une  « récupération  de 400 bœufs  volés » par les mêmes  gendarmes. Etrange  coïncidence  qu’un organe de la  capitale sûrement informé par une  source assez douteuse, il  faut  le reconnaître, publie que du  côté  d’Andilamena «il y a 2 jours – Sur place, 18 autres gendarmes du district d’Andilamena sont venus leur prêter main forte. Sur la base d’un renseignement, ils ont mis la main sur 400 zébus (…).Les zébus récupérés ont été ramenés également dans la région … » (?) C’est pour  vous  dire  que les pauvres propriétaires  des bœufs seront  une  fois  de plus, les  dindons  de la  farce  comme  déjà  au mois  de  Février de  cette année par les mêmes éléments récidivistes des forces de l’ordre. Etrange  que les  services  de renseignements ne parviennent pas à faire  remonter  jusqu’au Président Andry Rajoelina les échos  «réels et  véridiques» des amalgames voulus et  confusions calculés de tous  ces  drames qu’endure la  population ainsi que les  manipulations  hiérarchiques  que  vivent les gendarmes  et militaires  de bonne foi. Pendant que des grands  responsables magouillent «en hauteur»  et en toute impunité à la  tête d’un  vrai  réseau d’une association  de malfaiteurs. Agacés  et surtout furieux de subir  de la sorte les conséquences  des combines  mafieuses au profit des exportations en  fraude des bœufs volés, dans les casernes la troupe risque de désolidariser de  leurs chefs peu  fiables et les  «étoiles» ne  brilleront plus du tout devant les  subalternes  si cet état  de  chose continue. Le  devoir citoyen de la presse est  d’’attirer  encore une  fois l’attention  de ce «cercle sain de l’entourage immédiat d’Andry Rajoelina » sur le  danger  que représentent toutes ces  traîtrises ambiantes dans les coulisses  du pouvoir. Et  ce  n’est pas une  blague !

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