La Gazette de la grande ile

Ce culte de personnalité… et ce que les gens en font

Publié le 25 juin 2019

On se croirait à l’époque du communisme, du bloc socialiste,  des temps anciens. Ceux qui ont connu cette ère que l’on pensait révolue se posent aujourd’hui la question si finalement on retourne vers cette période de culte de la personnalité.  Ces photos à l’effigie du Président de la République avec son homologue du Rwanda qui ornent certains artères de la Capitale… nos actuels gouvernants ont vu cela au Sénégal, ils ont trouvé ça bien – on ne sait au juste pourquoi-, certains avaient même fait croire qu’il n’y avait que la photo du Président Andry Rajoelina qui flottait dans les rues de Dakar, sans dire qu’il y avait les photos de tous les chefs d’Etat invités. Mais, ils ont probablement trouvé que c’était une bonne idée et ils l’ont copié avec notre fête nationale. Au delà des photos qui ornent certains artères des rues de la Capitale, le culte de la personnalité se poursuit. La député Irmah distribue des lampions aux enfants,  des lampions ou “arendrina” avec sa photo,  son effigie. L’idée est-elle de faire en sorte à ce que les enfants se souviennent que c’est elle qui a offert généreusement ces arendrina ou simplement et plus sobrement que les enfants s’amusent comme n’importe quel autre enfant ? Et dans  ce dernier cas, ne fallait-il pas rester dans le classique “arendrina” sur lesquels on prône les couleurs, sur lesquels les héros de dessins animés n’ont jamais supplanté la sobriété et la beauté de ces lampions ? Aujourd’hui, une député est sur les lampions qui sont par la suite brûlés ou gardés et réutilisés.  Cela fait penser aussi à ces pagnes à l’effigie du Président de la République,  pagnes distribués lors de la propagande. Sur les routes nationales,  dans les coins un peu reculés mais pas si reculés que cela, des femmes portent ces pagnes comme les pagnes se portent et “s’assoient généreusement sur la photo du Président de la République” ou quand elles marchent,  elles les portent normalement et on retrouve l’effigie de l’ancien candidat – devenu Président de la République –  portée avec la démarche chaloupée ou non de ces femmes heureuses juste d’avoir un pagne qui couvrent leur corps et dont la photo inévitablement couvre leur postérieur.

D.R.

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