La Gazette de la grande ile

Edito : Normes de sécurité à revoir !

Publié le 29 juin 2019

Le stade municipal de Mahamasina fut la scène d’une série d’échauffourées meurtrières. En effet, ce fut la énième fois que le stade se trouve être le théâtre de pareil drame. Avant les évènements du 26 juin dernier, la plus récente est survenue le 9 septembre 2018 lors d’une rencontre entre les Barea de Madagascar et l’équipe nationale sénégalaise, pendant les éliminatoires de la CAN, répertoriant deux morts. En novembre 2008, deux adolescents venus assister à un match de football, sont morts écrasés à l’entrée du stade.

Le début de cette série noire remonte au mois de mars 2005 où deux garçonnets de treize et quinze ans ont partagé le même sort, lors d’une rencontre entre les Kaizer Chiefs de l’Afrique du Sud et l’USJF Ravinala. Face aux répétitions de désastres engendrant des pertes de vie humaine, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a mis en avant les répétitions de drame pour faire appel à la révision des normes de sécurité dans le stade de Mahamasina. Il faut dire que les bousculades durant la célébration de la fête nationale a enregistré un lourd bilan avec 16 morts dont 10 mineurs et une centaine de blessés. Le stade initialement conçu pour accueillir 42 000 personnes reçoit parfois le double de la capacité des infrastructures pendant certains évènements, la raison pour laquelle les accidents surviennent.

La CNIDH recommande donc à tout organisateur d’évènements la mise en place de dispositifs de sécurité plus sûrs et adéquats permettant de mieux canaliser la foule et prévenir ainsi les bousculades. Le plus désolant vient du fait que des individus insouciants usent de force pour affluer dans le stade au mépris du sort des plus faibles et des compatriotes à terre qui finissent écrasés. Pour éviter que des tragédies comme celle-ci ne resurgissent, il est important de ne pas céder à la panique et toujours garder son calme pendant les rassemblements populaires car il y va de la sécurité de tous.

Jean Riana

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