La Gazette de la grande ile

Le  système Andry Rajoelina et l’équipe Barea : Ca passe ou ça casse !

Publié le 08 juillet 2019

Nul n’est besoin  de croire aux incantations de quelques  Dada Rabe aux  accents toujours  rassurants  rien que pour  rassurer et ne pas  décevoir les naïfs  qui les consultent…Nos modernes  devins et  gourous internautes, les experts prévisionnistes, les analystes politiques crédibles sont catégoriques. Les  fruits des travaux  de  recherche mis  en ligne par l’Université de Göteborg (Norvège) qui permettent  «de  prédire les  risques  de modification de  régime sur une  échelle  qui va de l’autocratie fermée(dictature), à l’autocratie  électorale et à la démocratie libérale. Selon cet outil,  «Madagascar  actuellement classé autocratie  électorale,  a 6%  de  risques de devenir une  autocratie  fermée d’ici 2021 ». Commentaire de Pierre Noble Navony  paru  dans le Magazine  Demokrasia du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et  de l’Etat de Droit (HCDDED) «Autrement  dit, Madagascar emprunte lentement mais sûrement la voie d’une permanente perfectibilité de  son  système démocratique ».  Sur un plan plus  structurel, sauf mauvaise foi délibérée, personne ne peut nier également  que les  efforts et réussites remarquables d’une minorité de mousquetaires engagés et acquis à la cause du nouveau président ont permis malgré les chicanes des combines  complices à afficher des  résultats très  remarquables dans les  secteurs les plus  sensibles(Finances, Santé, Postes, téléphonie, Mines et ravitaillement en  eau potable de l’Androy…)

A l’heure où tous les  Chefs d’Etat du continent envisagent de recourir à un  cadre économique infrarégional   la ZLEC  (Zone de  Libre Echange du  Continent) Madagascar se  trouve réellement  à la croisée des  chemins.  Un lapsus intentionnel voulu par un  commentateur des matches de Football du  CAN 2019 pour désigner l’équipe malgache malgré le surprenant  tableau de chasse de celle-ci  en  terre égyptienne se veut très  réducteur.  La crainte des observateurs de bonne  foi  qu’on ne pourrait  accuser de scepticisme maladif partisan est de  voir le plus  jeune Chef d’Etat de  toute l’Afrique  réduit à l’image d’un « Petit Poucet de l’Océan Indien… » A la  base  de  cette méfiance légitime, il y a certaines  réalités conjoncturelles qui, à la longue pourraient  desservir le palmarès  économico-politique et social assez confortable et rassurant enregistré jusqu’à ce jour. Indépendamment d’une visible bonne la volonté d’Andry Rajoelina, on voit se  tisser dans l’ombre autour  de lui, dans les coulisses et derrière son  dos  des stratégies nocives destinées à pérenniser les activités mafieuses des oligarchies de  toujours  qui ne  cherchent qu’à  dominer l’argent et l’économie.  Nul n’ignore que  tapis dans l’ombre de la bergerie  de la République quelques nostalgiques  des positions et privilèges d’antan ne  désarment pas toujours et  ne ratent  déjà pas les occasions  pour se servir aux frais de l’Etat avec toute la  filouterie voulue.  A l’image de cet ultime affrontement  d’hier   des Léopards du Congo avec l’équipe  nationale de Madagascar,  les  caïmans  sont à l’affût  du moindre  faux pas du régime pour tenter  de sortir victorieux de leurs démarches perverses de  requins  de la  haute  finance. Il ne  se passe une  semaine sans  que les hommes  de main d’une  association de malfaiteurs ne  se manifestent par le biais des  vols  de bœufs afin  d’assurer les  approvisionnements  extérieurs de leurs partenaires de Moroni  et  d’ailleurs  jusqu’en  Asie. Les  paysans  et  éleveurs victimes  de leurs méfaits  se  demandent  avec désarroi :comment  se  fait-il que  de pareilles activités puissent  faire  souffrir la masse  sans qu’au plus  haut  niveau  de l’Etat on  réalise que profitant de la  sécurisation rurale des grands  responsables profitent de l’occasion pour s’adonner à un  banditisme  d’Etat ?  Comment  se  fait-il aussi que les  simples  gens subissent les pires  tracasseries administratives  dans leur gagne-pain quotidien  dans les périmètres de l’exploitation des mines aurifères, alors  que des véritables  trafiquants s’enrichissent  de manière éhontée  avec la complicité de  quelques  hauts fonctionnaires vendus et pourris. Les  rédactions  de n’importe  journal peut fournir  à  tout enquêteur les preuves  des compromissions avérées punissables par nos lois. ,De la part du pouvoir  en place des  réactions  et des mesures  de  correction  sont matérialisables  et  hautement  faisables.  A la seule condition  de  reconnaître et  de  rendre  effective  « la participation  de la population à leurs  affaires  locales. » Car  selon cet  analyste lucide  Zabofigera Dox  Didier

« nous le savons  tous qu’un  pouvoir qui ne se  fonde  pas  sur la  légitimité populaire  aura  du mal   à se  tenir  sans parler  des  risques  de  bavures de  son détenteur. »  Surtout que de l’avis  éclairé  de cette même  source la réussite véritable de l’exercice  du pouvoir nécessite «le  respect d’une  certaine  condition voire de certaines mesures  disciplinaires quelquefois  assez sévères .» A l’endroit  des  brebis galeuses, des  copains  coquins,  des « OVNI » galonnés et aussi de quelques magistrats parjures  et  félons à  écarter  sans pitié. En prenant pour exemple les  joueurs de Barea, traités à  tort de «Petit Poucet », malgré  tous les pronostics malveillants Andry Rajoelina et son  équipe peuvent prétendre à une «Finale»  à l’égal de notre légendaire « RAPETO » avec « tirs  au  but honorables » vers un  second mandat pour TGV !

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