La Gazette de la grande ile

Insécurité alimentaire : Les difficultés des ménages vont s’accentuer dans le Grand Sud

Publié le 10 juillet 2019

Sept districts sur 13 dans les zones vulnérables du Grand Sud (Taolagnaro, Amboasary Atsimo, Beloha, tsihombe, Ambovombe, Bekily, Betioky, Ampanihy, Tuléar 2) et de la partie Sud-Est (Mananjary,Manakara, Vohipeno, Farafangana, Vangaindrano) sont classifiés en IPC phase 3 (Crise- IPC Insécurité Alimentaire Aiguë) jusqu’en juillet 2019. 730 522 personnes dont 134 595 personnes en situation d’urgence, sont estimées en situation d’insécurité alimentaire aiguë sévère, elles représentent 21% de la population des zones analysées. Et 188 550 enfants sont susceptibles de souffrir de la malnutrition aigüe dont 35 393 cas sévères localisés dans les 12 districts analysés sur base de la prévalence combinée des trois formes de malnutrition aigüe issues des enquêtes SMART. Dans le Grand Sud et la partie Sud-Est, la période de soudure de septembre à novembre va accentuer les difficultés des ménages. Les conditions de vie des ménages vont se détériorer, craint-on. Pour le Grand Sud Est, le district de Manakara risquerait de basculer en IPC phase 2 (Stress). Pour les autres districts, la proportion des ménages en phase 3 vont enregistrer une stabilité (Vangaindrano et Vohipeno), voire une augmentation sensible de l’ordre de 5% pour le cas de Farafangana. Pour le Grand Sud, il n’y aura pas de régression en termes de phasage. Néanmoins, la proportion de la population des districts comme à Beloha, Taolagnaro et Tsihombe en urgence (IPC phase 4) sera légèrement en hausse. Dans le Sud, une amélioration de la sécurité alimentaire attendue durant novembre et décembre en réponse à la récolte des cultures de contre saison atténuera le niveau de la malnutrition dans les 6 Districts (Bekily, Beloha, Tsihombe, Amboasary, Ampanihy, et Betioky) qui resteront dans la même phase (Sérieuse) avec une perspective de dégradation dans la phase en l’absence d’assistance humanitaire. Globalement, les réponses prioritaires doivent être orientées vers le renforcement des activités de santé et de sensibilisation à l’alimentation, l’amélioration de l’accès à l’eau et aux infrastructures d’assainissement. Par ailleurs, les risques d’épidémies et les risques hydro-climatiques (cyclone, inondation, sécheresse) restent à surveiller.

Nandrianina A

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