La Gazette de la grande ile

Pollution : Des solutions qui commencent par tout un chacun

Publié le 14 juillet 2019

A titre de rappel, la pollution est à l’origine de pas moins de 20% des décès à Madagascar. Bien évidemment, les enfants en sont les plus touchés et le risque est encore plus élevé pour les ménages les moins nantis. Outre la mort, « elle contribue aux maladies respiratoires, au retard de croissance, aux naissances prématurées, à la malnutrition, aux maladies émergentes comme les cancers, au retard mental…. Elle contribue à l’absentéisme à l’école et à la dégradation de l’environnement. Par son impact sur les activités agricoles, par les feux de brousse, par la raréfaction des espèces animales, en particulier marines, elle contribue à la pauvreté et nuit au développement de Madagascar », souligne l’UNICEF à l’issue de l’atelier de sensibilisation sur le problème de la pollution et de son impact sur les enfants à Madagascar ; un atelier conduit avec l’ONG Pure Earth. Les deux organisations alors de sensibiliser la lutte contre la pollution et ses impacts. « On le voit, les solutions ne manquent pas et commencent par chacun d’entre nous », affirme Drew Mc Cartor de l’ONG Pure Earth. Il s’agit entre autres de changer les habitudes quotidiennes : amélioration des fours, réduction de la défécation à l’air libre, lutte contre les feux de brousse, réduction du tabagisme, accélérer la reforestation…En effet, les industriels et automobiles ne sont pas les seuls à blâmer, souligne toujours l’UNICEF. Avant de poursuivre que « c’est la pollution intérieure, causée par des réchauds à charbon et une mauvaise aération qui cause le plus grand nombre de maladies respiratoires des enfants à Madagascar, en ville comme dans les zones rurales ! C’est la pollution bactérienne de l’eau, largement causée par la défécation à l’air libre, qui touche plus de 86% des ménages à Madagascar ». Mais les industriels ont tout de même leur part de responsabilité. « Il faut renforcer et durcir l’arsenal législatif et réglementaire pour améliorer le parc automobile et les rejets industriels, améliorer le traitement de l’eau, rationaliser notre usage des énergies fossiles en particulier dans un pays comme Madagascar ou les énergies hydrauliques, éoliennes et solaires sont prometteuses », conseille l’UNICEF. Inutile de rappeler les faits : la gestion des déchets nocifs laisse à désirer. Beaucoup d’industriels ne sont pas responsables par rapport à l’élimination ou le recyclage de ses déchets : déversement des eaux usées dans la nature, par exemple.

Annie N.

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