La Gazette de la grande ile

Lutte contre les événements de sécheresse : Les femmes et les enfants en première ligne

Publié le 18 juillet 2019

Le Programme de financement de la gestion des risques de catastrophe en Afrique à Madagascar adoptera une approche inclusive et la prise en compte systématique de la dimension genre tout au long de son cycle. Les activités de profilage de risque et système d’alerte précoce prendront en compte les spécificités de genre et de vulnérabilité respectives des femmes, hommes enfants et personnes âgées. La mise en œuvre du paiement des indemnités en cas de sècheresse se fera également en tenant compte des aspects du genre et garantira le transfert des ressources aux femmes qui sont en général responsables pour la population en situation de dépendance (enfants, personnes âgées, malades, etc.). Des actions pour réduire les inégalités et disparités de genre (participation des femmes dans la mise en œuvre, collecte des données désagrégées par sexe et tranche d’âge, transfert de ressources aux femmes en cas de catastrophe) seront entreprises. Les bénéficiaires directs du Programme de financement de la gestion des risques de catastrophe en Afrique sont le gouvernement de Madagascar, ainsi que les agences gouvernementales impliquées dans la GRC telles que la CPGU, le BNRC et la Direction Générale de la Météorologie. Ces agences bénéficieront d’un renforcement de capacités techniques en modélisation et profilage des risques à travers l’utilisation du logiciel Africa RiskView (ARV). Les bénéficiaires indirects du programme à Madagascar sont les populations les plus vulnérables –en particulier les femmes– du Grand Sud de Madagascar (notamment le Sud-est de l’île et les hauts plateaux qui sont les zones les plus affectées par les événements de sécheresse). Il s’agit donc des régions Atsimo Andrefana, Androy,et Anosy.

Le ciblage des bénéficiaires les plus vulnérables et en particulier les femmes, les jeunes filles et garçons pour les paiements d’indemnités au niveau des villages tel que prévu dans les plans d’urgence sera basé sur la communauté, dans la mesure où les groupes communautaires ont pleine conscience du statut des différents ménages. Les bénéficiaires ciblés sont estimés à 4% de la population Malagasy soit supérieur à 60% de la population du « Grand Sud ». Un(e) spécialiste du genre participera au ciblage des bénéficiaires et les groupes communautaires désignés comprendront au moins 50% de femmes.

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