La Gazette de la grande ile

De  l’avis du FAD : Situation de fragilité pour le pays

Publié le 18 juillet 2019

A l’occasion de la récente deuxième réunion des plénipotentiaires du FAD sur la quinzième reconstitution des ressources du Fonds, Akinwumi A. Adesina a laissé entendre, entre autres, que « nous mettrons l’accent sur les voies et moyens de remédier à la fragilité. Et il n’y pas meilleur endroit pour en discuter que Madagascar, qui a connu par le passé et connait encore aujourd’hui une situation de fragilité. Le pays sait ce qu’est la fragilité. La fragilité ne doit pas être perçue comme un état définitif.  Des nations pourraient connaitre une situation de fragilité, mais peuvent en sortir et devenir stables, dynamiques, prospères et résilientes aux chocs néfastes. Tel est notre objectif pour le FAD : disposer d’un instrument robuste pour aider les pays à faible revenu à renforcer leur résilience. Cela est d’autant plus important que, pour le bon fonctionnement de  la Zone de libre-échange continentale africaine, nous ne pouvons pas intégrer des États fragiles. Nous ne pouvons intégrer que des États résilients. Le FAD a donné la preuve de sa capacité à aider à y parvenir. Il n’y a pas si longtemps, la Côte d’Ivoire avait connu des troubles politiques, sociaux et économiques. Son PIB avait brutalement chuté. Le FAD est intervenu de manière opportune et décisive. Notre appui stratégique et institutionnel a permis au pays de stabiliser ses indicateurs macroéconomiques. L’appui au désarmement et à la réinsertion des combattants, ainsi qu’à la création de nouvelles opportunités d’emploi pour eux, a contribué à la stabilité sociale et politique dont le pays a tant besoin. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire continue de réaliser un des taux de croissance les plus élevés en Afrique, voire dans le monde. »

Montant cumulé

Et Akinwumi A. Adesina d’ajouter, surtout, que : « Nous sommes fiers du rôle que le FAD a joué ici même à Madagascar. S’il y a un pays qui a connu une fragilité persistante, c’est bien Madagascar. Pourtant, sa population reste résiliente. Perturbée de toutes parts, oui, mais sans tomber dans la détresse. Nombre de fois à terre, mais jamais vaincue…Par la foi et l’espoir inébranlable, la nation de Madagascar a continué de faire face aux vents violents du cyclone politique qui, de temps à autre, ont entravé sa croissance et son développement.  Au plus fort de la crise politique, tous les donateurs ont quitté le pays, sauf un. Cette institution c’est nous : le Groupe de la Banque africaine de développement. Nous étions présents et nous le serons toujours. Le FAD a aidé à renforcer les institutions, à améliorer l’accès aux services de base comme l’eau et l’assainissement et à construire des infrastructures. Depuis son adhésion au Groupe de la Banque africaine de développement en 1977, Madagascar a bénéficié d’un montant cumulé de financement de 1,9 milliard de dollars. Sur ce montant, le FAD a fourni 1,17 milliard de dollars. À l’heure actuelle, le portefeuille actif s’élève à 366 millions de dollars… »

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