La Gazette de la grande ile

Vous avez dit : facteurs de blocage ?

Publié le 18 juillet 2019

Aujourd’hui  afin  de  concrétiser «les  efforts de la lutte contre la corruption et la fraude dans la gestion des subventions du Fonds Mondial »  en général  et de l’assainissement des pratiques  financières  en particulier, Transparency  International une  fois  de  plus  se mobilise et  alerte l’opinion.  Comme  d’habitude dans les médias, il  s’ensuivra  les  échos  de  cet appel les  traditionnels  couplets sur les  responsabilités des décideurs mouillés dans  ces  dérives. Puis  c’est  de  nouveau le  silence qui marque l’inertie  coupable  des autorités censées provoquer les opérations punitives judiciaires. Tout çà parce que même les  services  de  Bianco, de Samifin  et autres  gadgets correctionnels  existants ne  sont pas  du tout  suffisamment outillés pour la mission  qu’on  attend  d’eux…

Dans le  cadre  de la  réalisation  des  engagements présidentiels  envers le peuple pour  appliquer les «solutions pour restaurer à très court terme la sécurité, et ce, afin que la faculté de parvenir à l’émergence de Madagascar nous soit ouverte », partout où il  va  par monts  et par vaux, Christian  Ntsay l’actuel Premier ministre insiste  toujours pour prendre  en  considération   et  de mobiliser  toute l’Administration  Territoriale et les  services  de  sécurité de la  République «en premier lieu la restauration de la justice sociale, par la responsabilisation de tous les élus. Les directives  du  Chef  de  gouvernement  étaient surtout  préconisées pour  que  dorénavant «aucun comportement indigne de la part des responsables territoriaux et de ceux des services déconcentrés ne sera toléré car c’est à travers ces responsables régionaux que le peuple apprécie le régime en place.».  Le  communiqué officiel  sur cette  récente  visite    des villes de Tsaratanana, Mandritsara, Andilamena, et de Besalampy  souligne  bien  qu’ «Il a pris exemple du cas de certains fonctionnaires qui se sont permis de céder illicitement des terrains domaniaux appartenant à des Districts, cela prouve que l’intérêt de l’Etat ainsi que l’Etat de droit ne sont pas respectés. En somme, le Premier ministre ordonnera des investigations pour l’enquête, et si éventuellement des infractions sont découvertes, les initiateurs de tels actes seront incarcérés. » Pour que  finalement « la justice sociale sera restaurée…. »  Toujours  est-il  que conscient  des  incartades  toujours possibles, le Premier ministre n’a pas  oublié aussi  que   «les irrégularités perpétrées par certains agents du ministère de la Justice constituent un des facteurs de blocage de la confiance réciproque » entre le dirigeants  actuels  et les  habitants. A l’origine  de cette  situation, les  autorités  centrales  ne  doivent pas perdre de  vue qu’il n’y a pas seulement  que certaines  juridictions des  tribunaux, il y  a  aussi  ces  brebis  galeuses  qui  derrière le  dos des  grands  responsables de l’Armée  et de la Gendarmerie Nationale  se livrent en  cachette  et  avec  ruse  aux mêmes activités que ces riches affairistes  qui protègent  et encouragent les  voleurs  de  bœufs pour alimenter le marché local de la viande  et l’exportation des  bœufs  sur pieds  vers  Moroni,  les  îles  voisines  et l’Asie.  Si le pouvoir  en place  veut  réellement mettre un  point  final à ce  grand malheur qui  fait  souffrir  et  terrorise les  éleveurs  et  tout le monde  rural, il n’y a pas lieu  de  se voiler la face et  de  fermer les  yeux  sur les méfaits  commis par l’association  de malfaiteurs  galonnés et  étoilés. Pour commencer,  ordonner «des investigations»  sérieuses suivies d’un jugement impartial sur les  «O.V.N.I» (Officiers  Voleurs Non Identifiés)  qui font  déjà l’objet  de  doléances  fondées… Mais étrangement, les lourds dossiers  des plaignants  restent  bloqués  quelque part. Ce  qui n’est  guère étonnant  quand des individus  condamnés à  5 ans  de  travaux  forcés  vadrouillent  en  toute liberté parmi  nous parce que quelque part en  très  haut lieu, des  décideurs  courtisés sont à la solde  des corrupteurs  avérés tels  que les  Fatsouraly, les  Said Sambatra, les Molou  et  les  autres. Ces  derniers peuvent  compter  sur leurs  richesses.  Que les  services  d’investigation de la  Primature  s’adresse  au  Bureau  des  Doléances  de la  Présidence  (destinataire officiel  et recommandé en  cas  de suspicion légitime fondé), s’ils  veulent vraiment  bien  faire leur  boulot ! Autrement on  aura  toujours  droit à  ce  refrain  célèbre  de  la  fameuse  chanteuse Dalida :  «Paroles, paroles, paroles…»

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