La Gazette de la grande ile

Edito : Avoir un regard honnête et accepter les critiques

Publié le 18 juillet 2019

Tous les dirigeants successifs que l’on a eu et que l’on a encore sont tous pareils et à la moindre occasion disent : “les autres avant nous n’ont rien fait, ce n’est pas notre faute mais la faute des autres,  entreprendre des choses n’est pas facile”. Les fanatiques de chaque régime successif aiment dire à la moindre critique : “tout va bien,  attendez les prochaines élections et faites si vous êtes élus”. Ce genre de raisonnement a toujours été la source de nos malheurs : les dirigeants qui cherchent des excuses, les personnes qui ferment les yeux sur les imperfections,  les errements et à la fin sur les illégalités dont pourraient faire preuve les dirigeants tant ces personnes semblent avoir perdu toute objectivité.

L’accueil des Barea qui était annoncé et donc qui était prévisible a été catastrophique pour quelque chose qui était censée être bien préparée parce que justement ce n’était pas inattendu. L’accueil enthousiaste de la foule était prévisible  lorsqu’on voit la liesse qui a entouré chaque fin de match des Barea depuis la qualification pour la huitième de finale, lorsque l’on voit l’engouement pour assister au match en Egypte. A côté de l’accueil prévisible,  il est évident que ceux qui ne pouvaient pas être dans la Capitale voulaient suivre cela en direct à la télévision et il a été annoncé par la première responsable la diffusion en direct de l’événement à la télévision nationale, ce qui suppose que cela devait être bien préparé…il n’en était rien, jamais transmission n’a été aussi critiquée et l’excuse classique du “rien n’a été fait durant toutes ces années” ne tient pas la route puisque cette télévision nationale avait été équipée. Le supplice des joueurs était palpable, le Capitaine s’est même fendu d’une publication sur sa page facebook…qui pourrait supporter plus de cinq heures pour relier l’aéroport d’Ivato à Mahamasina sans eau, sans toilettes et sans quoi se sustenter… aussi héros national que l’on soit ? Les deux trajets qui ont laissé pantois ceux qui voulaient aller accueillir les Barea…

Cela s’apparente à de l’amateurisme pour des personnes férues et spécialistes de la communication qui doivent aujourd’hui porter juste un regard honnête sur elles mêmes, sur leurs incompétences ou les limites de leur compétence et accepter des critiques pour se remettre en question et améliorer les choses. Encore faut-il que ces personnes acceptent de porter ce regard honnête sur elles mêmes et acceptent les critiques comme du temps où elles en émettaient elles mêmes.

D.R.

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