La Gazette de la grande ile

Peu importe qui  sera  Premier ministre ?

Publié le 18 juillet 2019

D’un  côté il y a ces organismes comme Transparency International qui  agite  sans arrêt  l’épouvantail  des risques de blocages des  aides  et financements non  remboursables du  Fond Mondial  «en vue d’accélérer la fin des épidémies du SIDA, de la tuberculose et du  paludisme. » Comme les autres observateurs crédibles cette formation au cours d’ un point  de  presse  sans complaisance trouve qu’il est  patent les personnes pauvres touchées par le VIH /SIDA, la tuberculose  et le paludisme  sont  souvent victimes d’une  inégalité  d’accès aux  soins  de  santé, faute  de moyens. Parce que dit-elle « à  cause  des  pots de  vins,  des  détournements de  fonds ou du favoritisme, les  personnes vulnérables sont poussées à  vendre leurs  biens pour pouvoir  se soigner  aggravant leur  situation de pauvreté.» On n’hésite pas à faire  état ouvertement  que « la constatation d’une absence de résultats à cause de la corruption et de la fraude peut amener les bailleurs à geler leur financement  provoquant ainsi l’interruption des  services  vitaux. » Certains  partenaires  financiers sans  être aussi directs cachent  difficilement leurs  attitudes réservées et se retranchent  dans une  forme  de «wait and see» à peine dissimulée. L’actuel  Premier  ministre Christian  Ntsay a beau d’investir à  fond dans le  secteur Santé, Sécurité avec  impact  direct  sur l’Economie  en général  et sur quotidien de la population.

Il y a toujours ces  «facteurs de  blocage»  trop  flagrants  qui  empêchent les personnes  de foi de procéder à un véritable  assainissement souhaitable  de tous les paliers de l’escalier  du pouvoir  en  commençant par le  haut vers le rez-de-chaussée. La  réticence à  donner  un  coup  de balai  se  heurte toujours aux  bâtons  dans les  roues. Il faut  bien  reconnaître  que dans l’  illégalité la plus  flagrante on  a passé l’éponge   pour arriver à  cette impunité  de  fait  ambiante. Nous  constatons  chaque  jour,  avant-hier  et  hier encore une émergence malsaine  à la  vue  de ces  visages connus accéder à  des postes  de premier plan à l’Assemblée Nationale. Quand on  constate que des personnalités dont le  niveau  de  corruption et de compromission n’est plus  à prouver se permettent de faire le  fanfaron  et de  donner  des  leçons  de  culture politique  et démocratique. Il faut admettre que parmi ces  députés  qui siègent  actuellement à  Tsimbazaza, les  uns étaient impliqués dans  des  trafics  de produits  prohibés,  de  tortues et même mêlés à  des  dossiers  de détournements et de dilapidation  de deniers publics  avérés. On  se  demande alors  jusqu’à quel point l’immunité parlementaire  se  jouera  en  leur  faveur  quand les  Claudine et  autres  boucs  émissaires ont été traduits  devant des  juges ? Serait-ce parce que  ces  quelques juges  d’instruction  de la Haute  Cour  de Justice ont  réellement  raison  quand ils  se plaignent  et  déplorent qu’ils  ne  sont pas  du  tout opérationnels compte tenu de l’immixtion  parlementaire dans l’exercice de leurs  fonctions ? Et  ce n’est  ni les  suspects potentiels  installés  dans les  travées qui s’en plaindront de cet état  de  chose. C’est  comme  si  ces prétendus  croyants  et chrétiens  arrivés  au pouvoir n’ont jamais lu le chapitre des Proverbes,  sur versets   qui disent  pourtant  clairement que : «Celui qui absout le coupable et celui qui condamne le juste sont tous deux en abomination à l’Éternel.(…) Le méchant accepte en secret des présents, Pour pervertir les voies de la justice(…) Il n’est pas bon d’avoir égard à la personne du méchant, Pour faire tort au juste dans le jugement.(…) Et lorsque  d’ores  et déjà,  certains  esprits  calculateurs  en prévision  de la mise  en place  d’un  favoritisme pour les intérêts  égoïstes, personne ne pense que le choix  qui  se  fera se tournera du  côté de la  recherche  de  ce bien-être de la  masse auquel la population  n’arrête pas  de  rêver  en  faisant  confiance aux  engagements  faits par  Andry  Rajoelina  et à lui seul. Parce que bon  nombre des nouveaux locataires voisins des  «babakoto»  de  parc  Zoologique ne  sont  que  des  jeunots  n’ayant  aucune  expérience des rôles législateurs  qu’ils  vont  jouer  face au pouvoir  exécutif.

Les uns sont  juristes et bardés  de  diplômes. Mais quand on devine les  grosses  casseroles puantes  qu’ils ont  déjà  traînées  du  temps de Marc le roublard  et  aussi  au  service  des  H.V.M  (Hery et  Voahangy Mivady),  on est  bien obligé de plaindre  ce jeune  président nouvellement  élu  qui  sera  obligé  de  faire  avec.  Peu importe  qui, le Chef de l’Etat mettra à la  tête  du  gouvernement ? L’essentiel pour le pays  est de vivre sous l’autorité  d’un régime fera  siennes les dispositions prévues par la Constitution qui  consistent à la   garantir  et à  exercer la «bonne gouvernance dans la conduite des affaires publiques, grâce à la transparence dans la  gestion et la responsabilisation des dépositaires de la puissance publique »  Christian Ntsay avait appelé les  nouveaux  député à prendre  conscience de la priorisation  d’ «un développement tangible à très court terme et pour l’intérêt supérieur de la nation,… »  L’avenir du pays  en dépend. Il n’y a pas  de dictature d’une majorité parlementaire  disparate  qui  tienne, même  en  évoquant l’inusable  article 54  refuge lorsque l’article 45 de la même Loi fondamentale précise bien   sans  équivoque  Andry  Rajoelina  « Président de la République est le Chef de l’Etat. (…) Il est le garant, par son arbitrage, du fonctionnement régulier et continu des pouvoirs publics, de  l’indépendance nationale et de l’intégrité territoriale. Il veille à la sauvegarde et au respect de la souveraineté  nationale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est le garant de l’Unité nationale. Le Président de la République assure ces missions dans le cadre des pouvoirs qui lui sont conférés  par la présente Constitution… » Dans un  contexte  où RA8 ne  cache pas ses ambitions, qui osera  dire  comme d’habitude à  Ambohidahy  que  c’est «recevable mais pas  fondé » ?

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