La Gazette de la grande ile

Pollution à Antananarivo : Situation alarmante

Publié le 18 juillet 2019

L’air est presque irrespirable à Antananarivo. Pour s’en persuader, il suffit de constater le nombre exponentiel de personnes qui souffrent de toux chronique et d’insuffisance respiratoire. L’air est épouvantablement sale dans la capitale. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner le col de sa chemise blanche ou de s’essuyer le visage avec un coton humide en fin de journée. Etant donné que la Grande Ile est peu industrialisée, la pollution de l’air provient essentiellement des véhicules. Il faut voir la fumée horriblement noire qui se dégage des pots d’échappement des camionnettes et des minibus surchargés, surtout dans les montées. Contrairement aux idées reçues, Antananarivo n’est pas la ville la plus polluée du monde mais elle pourrait le devenir en raison de la forte croissance démographique et de l’essor de l’exode rural. Une population en augmentation dans la capitale provoquera inévitablement une hausse du nombre de véhicules de transport de personnes et de marchandises. Les autorités ne restent pas les bras croisés mais les décisions prises sont dérisoires face à la gravité de la situation. D’une part, les médecins et les citoyens devraient se mobiliser face au problème de santé publique que constitue la pollution de l’air, surtout lorsque l’on sait que l’Organisation Mondiale de la Santé a déjà tiré la sonnette d’alarme. D’autre part, les véhicules polluants devraient être impérativement verbalisés et les conducteurs condamnés à une lourde peine d’amende. Ces mesures devront accompagner les solutions à prendre également pour lutter contre la pollution de l’eau et des sols.

  1. GASPARD

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