La Gazette de la grande ile

Edito : Lutte contre la corruption… à reculons

Publié le 18 juillet 2019

Le BIANCO n’a plus de Directeur général depuis presque un mois,  et pourtant le CSI a porté à la connaissance du public les étapes de la procédure et la Présidente du CSI avait déjà déclaré il y a plusieurs semaines que la liste des trois noms a déjà été remise en mains propres au Président de la République.  Quelle chose serait plus prioritaire que la lutte contre la corruption ces dernières semaines ? L’euphorie autour du Barea n’exclut pas loin de là la nomination du nouveau Directeur Général du BIANCO.

L’ancien Directeur général serait-il irremplaçable ? Non, personne n’est irremplaçable et l’ancien Directeur Général n’a pas fait l’unanimité sur sa pusillanimités dans le traitement des différents dossiers au point que beaucoup se demandait si vraiment le BIANCO était  ” neutre” ou pas, comme s’il y a des ” intouchables ” tant qu’ils sont au pouvoir ou dans l’entourage du pouvoir.  Des magistrats dénonçaient même la manière de faire d’une proche de l’ancien Directeur général.

Aujourd’hui, la liste des trois noms serait donc entre les mains du Président de la République depuis plusieurs semaines déjà sauf que cela traîne en longueur comme si soit la lutte contre la corruption n’est pas une priorité et la nomination du nouveau Directeur général peut attendre,  soit les personnes pourraient ne pas correspondre à la volonté du Président de la République,  mais un Directeur d’un organe de lutte contre la corruption n’a pas à être à la solde de qui que ce soit et n’a pas à être dans les bonnes grâces de qui que ce soit… un  Directeur d’un tel organe doit être incorruptible, indépendant foncièrement car il ne sert ni le pouvoir en place, ni le Président de la République mais œuvre exclusivement pour la lutte contre la corruption et est au service de la lutte contre la corruption.

D.R.

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