La Gazette de la grande ile

Dans la sécurisation des droits : fonciers communautaires Madagascar s’investit

Publié le 14 août 2019

Un Dialogue National sur la sécurisation des droits fonciers communautaires se tient depuis le 5 Août dernier et se termine vendredi à Toliara. Il s’agit d’une initiative du Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et des Travaux Publics, par le biais de l’Unité de Coordination et de Suivi de la Réforme Foncière et de la Direction Générale des Services Fonciers, en collaboration avec la Solidarité des Intervenants sur le foncier (SIF) et le réseau des communautés gestionnaires des ressources naturelles TAFO MIHAAVO.  Le programme USAID Hay tao, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds pour l’environnement mondial à travers le Programme de Petites Subventions pour des projets environnementaux (GEF/SGP) et l’organisation « Croissance agricole et sécurisation foncière » (CASEF) soutiennent cet effort national pour sécuriser les droits fonciers des communautés.

Plus rapporte .mg.undp.org ,ce dialogue s’inscrit dans la concrétisation de l’engagement pris par Madagascar de mettre en œuvre un processus de sécurisation foncière ciblant particulièrement les communautés locales, des femmes, et des peuples autochtones suite à deux ateliers régionaux, le premier à Accra au Ghana en 2017 et le second très récemment à Antananarivo à Madagascar au mois de mai 2019. Les objectifs sont de produire avec tous les acteurs impliqués dont la Plate Forme de la Société Civile œuvrant dans le foncier malagasy et le réseau des communautés gestionnaires de ressources naturelles, une feuille de route pour l’élaboration des textes du cadre légal devant régir les terrains à statuts spécifiques et de définir de façon participative et inclusive, les modalités de réalisation des recommandations et la mise en œuvre des priorités définies pour la sécurisation des droits fonciers communautaires à Madagascar.

Parmi ces recommandations figurent le renforcement de la sécurité du régime foncier pour les femmes, les jeunes et les groupes vulnérables, la responsabilisation des communautés dans la gestion des terres, la prise en charge du financement des opérations de sécurisation des droits fonciers des communautés par les États.

Les deux premiers jours de ce dialogue national, d’après toujours la même source, ont été d’ailleurs marqués par la définition commune de la communauté par rapport à la propriété foncière et la rencontre avec la communauté Mikea dans les localités de Bedo et de Vorehe de la commune de Basibasy dans le Sud Ouest de la Grande Ile. Les échanges ont porté sur les modalités de vie, la culture et les valeurs de la communauté, les aspects liés aux occupations des terres ainsi que sur les principales problématiques et les différentes attentes locales en matière de sécurisation foncière.

D’ici la fin de ce dialogue national, les modalités de mise en œuvre de dialogues régionaux sur le même thème, les modalités de financement du processus de sécurisation des droits fonciers communautaires, les mesures alternatives de règlement des litiges fonciers et le point sur le cadrage juridique sur les aires à statut spécifique seront également débattus lors de ce dialogue national

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