La Gazette de la grande ile

Les images dans les mots : La lutte contre l’insécurité nécessite un changement de comportement

Publié le 14 août 2019

Les forces de l’ordre font des efforts en prenant des mesures pour lutter contre l’insécurité. L’Etat a dernièrement équipé ces derniers de matériels de haut niveau. Etait-ce vraiment la solution ? Il y a des problèmes sociaux qui causent ces troubles à voir de près. Quand on regarde la surpopulation dans les prisons, on espérait que le pays vivra en paix. On constate plutôt le contraire. Les forces de l’ordre multiplient les opérations mais le calme n’est seulement dans ces zones rouges qu’au moment des opérations. Après cela, l’insécurité reprend. Quand les habitants prennent en main la sécurisation de leurs localités, on voit une grande amélioration. On peut voir cela dans les zones infestées de dahalo. Mais la mise en place de la sécurité est avant tout une affaire de l’Etat. Si chaque ménage a pu se protéger contre les malfaiteurs, on n’aurait pas besoin des forces de l’ordre. Ces derniers sont des entités apportées par l’évolution historique. Il y a la police qui assure la sécurité urbaine, la gendarmerie qui s’occupe en général des localités rurales mais peut aider la police. L’armée qui gère généralement les attaques venant de l’extérieur mais aide les deux premiers dans la sécurisation de tout le pays.

L’insécurité apporte beaucoup de difficultés dans le pays malgré l’existence de ces entités qui gèrent la sécurité. Des difficultés sociales, économiques, communicatives… l’Etat a dernièrement équipé les forces de l’ordre de différents matériels afin d’installer la sécurité dans le pays. Des hélicoptères, des avions (Chesna et Casa), des voitures 4×4 et bien d’autres matériels. Mais la question se pose : est-ce vraiment une question d’insuffisance de matériels ? Les malfaiteurs ont des grands réseaux dans toute l’île. On a fini avec un réseau, un autre se crée. Les attaques des dahalo, des opérations de kidnapping partout, des troupes de bandits qui attaquent jusque dans les localités urbaines, tout cela trouble la vie des sociétés malgaches. A cela s’ajoutent les pickpockets et les petites infractions. On dit que ces actions diminuent actuellement d’après les forces de l’ordre, mais il y a toujours des événements inattendus. Il y a également la non-confiance des citoyens aux forces de l’ordre et à la justice. Il y a des éléments de ces entités qui font des abus de pouvoir. Il y en a qui exigent aux gens leurs hébergements, leurs aliments et il y a même ceux qui extorquent de l’argent aux gens. Il y a aussi ceux qui sont de mèche avec les réseaux de malfaiteurs malgré les efforts entrepris par leurs responsables pour les punir et lutter contre la corruption. Si on regarde cela, on constate que ce n’est pas un problème de matériels, mais plutôt de mentalité.

Outre cela, il faudra prendre des dispositions sur ces dahalo de bureau car nous savons tous qu’il n’y a pas que ceux qui font les opérations mais ceux qui commandent également. L’Etat a déjà promis de faire tous les nécessaires et nous attendons tous.

Riri

Lire aussi