La Gazette de la grande ile

Lutte contre le trafic de bois précieux : 16 dossiers ont été transmis à la Cour Spéciale

Publié le 23 août 2019

Il faut noter qu’il est désormais interdit d’exploiter ou de commercialiser le bois de rose, l’ébène et le palissandre à Madagascar. Une décision prise par le gouvernement afin de mettre fin à la déforestation. Une urgence absolue pour sauver la faune et la flore de la Grande île. Le mot d’ordre d’Alex Georget, le ministre de l’Environnement et du développement durable, est zéro tolérance pour les trafiquants de bois précieux. 16 dossiers ont été transmis  à la Cour Spéciale de lutte contre le trafic de bois de rose et de bois d’ébène (CSBDR) depuis sa mise en place en juillet 2018. Tout récemment, dans le cadre d’une affaire, la Cour a condamné 19 accusés à 20 ans de travaux forcés avec une amende de 100 millions d’ariary d’amende chacun. Le défi est long pour Madagascar. En effet, c’est l’écologie globale du pays qui est en “jeu”. La lutte risque d’être difficile et parsemée d’embûches. Les principaux patrons de ces réseaux mafieux sont actuellement connus et ne se soucient pas, un seul instant, des décisions gouvernementales. Depuis tout ce temps, des dizaines de bateaux se succèdent dans les ports et emportent, chaque jour, leurs précieux chargements à l’autre bout de la planète. Madagascar s’est engagé à ne plus en vendre les bois précieux pour le moment. La vente sera destinée en priorité à l’utilisation locale, pour la réhabilitation des œuvres d’art et l’artisanat. Une décision positive mais insuffisante pour les organisations de la société civile engagées dans la défense de l’environnement.

                  Nandrianina A

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