La Gazette de la grande ile

Corruption : Le fléau difficile à abattre !

Publié le 11 septembre 2019

La corruption est de plus en plus ancrée dans le quotidien de la population malgache et cela est dû à la mauvaise gouvernance qui a prévalu dans le pays depuis des années. En effet, le taux de corruption ne cesse de s’accentuer avec le temps et toutes les institutions publiques ou privées sont concernées. L’inégalité est perçue de partout et elle ne cesse de s’élargir au fil du temps puisque la corruption élevée qui règne dans le pays fait que seuls les plus aisés arrivent à se créer des opportunités. Les forces de sécurité et la justice sont en tête de liste dans la pratique, ce qui engendre une méfiance au niveau de la société faisant en sorte que les pratiques censées être dépassé depuis des lustres refont surface à savoir les vindictes populaires. Le gouvernement actuel se veut faire de la lutte contre la corruption une priorité avec la tolérance zéro, mais le peuple attend des résultats et non des promesses qui restent dans la plupart des cas non réalisés.

En vue de la tolérance zéro, tous les responsables doivent être des modèles d’intégrité et de droiture ce qui est assez difficile pour des gens qui ont déjà pris l’habitude de patauger dans la mauvaise pratique. Il ne faut pas se voiler la face, il est clair que la corruption reste un fléau difficile à abattre surtout avec des hauts responsables dépourvus de tout sens d’intégrité. Pourtant, pour que Madagascar puisse daigner un jour aller vers le développement cela doit passer par le renforcement de la lutte contre la corruption puisque c’est l’un des principaux fléaux qui mine le développement. En tout cas, les acteurs renforcent leur partenariat en vue de la lutte, c’est ce qu’ont effectué le Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco) et la Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM) en signant une convention de partenariat à l’IKM Antsahavola hier.

Les deux entités ont déjà collaboré étroitement depuis de nombreuses années, mais afin de formaliser et rendre plus efficace encore cette collaboration,  les deux entités ont décidé d’établir une convention de partenariat, assortie d’un plan d’action conjoint. Cette convention de partenariat, qui fait l’objet ce jour d’une signature par les deux entités, a pour objet de préciser les principes et modalités de collaboration au niveau de cinq axes d’intervention, à savoir : la prévention de la corruption par l’éducation citoyenne, le journalisme d’investigation sur la corruption, le renforcement de l’efficacité du traitement des doléances citoyennes liées à la corruption, l’organisation d’évènements ponctuels de lutte contre la corruption, et le développement de la recherche sur la corruption à Madagascar.

Jean Riana

 

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