La Gazette de la grande ile

Naina Andriantsitohaina : Le candidat providentiel pour Tana

Publié le 13 septembre 2019

C’est une foule cosmopolite composée majoritairement de jeunes et issue des différentes régions du monde qui  a chaudement acclamé Naina Andriantsitohaina  venu annoncer sa candidature à la mairie d’Antananarivo. C’était, hier en milieu d’après-midi, au PK0. Un lieu choisi délibérément pour incarner la volonté de cet authentique fils d’Antananarivo de tourner la page et amorcer un nouveau départ pour la Ville des Mille … maux.

Ces maux, ce jeune candidat de 56 ans les connaît sur les bouts du doigt. Et hier, il a d’ores et déjà énuméré une à une les différentes facettes de son programme pour éradiquer ces maux et avoir une vie beaucoup plus décente et meilleure que par le passé pour les Antananariviens : refaire de la capitale la ville aux mille lumières par « la dotation d’éclairage public même dans les ruelles ,  amener l’eau partout où on a besoin , créer des marchés modernes, réhabiliter les écoles et les doter de cantines scolaires, améliorer les hôpitaux et les centres de santé, revoir les transports publics … »

L’actuel ministre des Affaires étrangères n’a pas oublié l’insécurité, un fléau national qui l’a affecté personnellement, lui et ses proches. C’est d’ailleurs les larmes aux yeux qu’il a révélé à l’assistance  hier le kidnapping de l’un de ses fils, en fin 2017. C’est le déclic qui a fini par décider Naina Andriantsi-

tohaina d’intégrer le monde politique après avoir été à la tête de nombreux combats dans le pays.

Fils du premier Malgache capitaine d’industrie du pays, le regretté Charles Andriantsitohaina, Naina Andriantsitohaina a été formé à la bonne école. Devenu à son tour chef d’entreprise, il est à la tête de nombreuses sociétés intervenant dans presque tous les secteurs, des finances à la chimie en passant par les mines et l’imprimerie.  Déjà élu président du Groupement des Industries de Madagascar (GEM), il n’a eu de cesse de militer pour l’essor des entreprises à Madagascar,  en œuvrant pour la mise en place d’une concurrence libre et saine, l’instauration d’un meilleur climat des affaires y compris les investissements…

Dans le milieu de la presse, il est le patron qui veut plus que jamais rehausser le niveau de professionnalisme des journalistes et établit pour cela des relations avec les différentes associations à l’extérieur qui envoient périodiquement des experts pour la formation (gratuite) des journalistes malgaches. C’est le patron qui a permis l’établissement de relations chaleureuses et conviviales entre les patrons de presse. Hier à Soarano, ils étaient tous presque là et sans exagérer, la candidature de Naina Andriantsitohaina bénéficiera du soutien indéfectible de la quasi-totalité de la presse malgache, journaux comme radio et télé. Et on ne sera pas surpris si « Le quotidien » et la chaîne de télé MBS qui appartiennent Marc Ravalomanana saluent aussi la candidature de Naina Andriantsitohaina. Les Andriantsitohina et Ravalomanana sont de grandes familles qui à force de travail et avec la bénédiction divine, ont réussi. Elles constituent des modèles pour bien de compatriotes. Elles s’estiment beaucoup et entretiennent d’ailleurs de bonnes  relations.

Hier en fin d’après-midi, les nombreux commentaires expliquent le désistement de Marc Ravalomanana,  donné candidat et présenté par des groupuscules, par la candidature de Naina Andriantsitohaina. Ce père de famille de 4 enfants est encore vierge politiquement et jouit d’une bonne notoriété auprès des opérateurs mais aussi pour ses milliers de collaborateurs qui le qualifient de très humain et très ouvert. Apparemment, M. Ravalomanana ne veut pas rivaliser contre un opérateur qu’il estime. A sa manière, l’ancien président de la République et ancien maire de la capitale a montré son attachement à la capitale en lui évitant une bataille électorale avec tous les risques que cela comporte pour la ville et le pays. Et c’est tant mieux.

Il est temps de combattre les injustices, la corruption , la saleté…, dixit le futur maire de la capitale avant de conclure : « avec tout ce que Dieu nous a donnés, il est temps d’apporter à notre tour notre  “valimbabena” (gratitude) à la ville et sa population ». Alefa Naina » !

Sa

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