La Gazette de la grande ile

Insécurité : Les défenses communautaires reprennent

Publié le 18 septembre 2019

Que ce soit en ville ou dans les banlieues d’Antananarivo, le problème de l’insécurité n’est pas encore résolu dans sa totalité. Les habitants se plaignent encore des cas de banditisme et des petits larcins qui pénètrent dans les habitations de jour comme de nuit. En outre, les vols à la tire font encore plaindre la population. Certains couloirs des quartiers de la capitale sont même devenus de véritable zone rouge. C’est le cas des quartiers d’Antohomadinika, d’Isotry et d’Itaosy qui connaissent encore cette mauvaise réputation. Les malfaiteurs se tapissent dans les zones sombres et s’en prennent aux passants qui rentrent tard du travail. Une fois chassés de ces quartiers du centre-ville, ces malfaiteurs s’attaquent aux communes se trouvant à la périphérie. Ainsi, les habitants de ces zones ont choisi de réagir pour faire face aux malfaiteurs. Si les systèmes de défenses communautaires n’ont pas été vus depuis quelques temps, cela a été repris en ce moment. Comme ce qu’on a pu voir dans certains fokontany de la commune de Talatamaty. Des groupes d’habitants se sont organisés pour recruter quelques jeunes du village pour assurer la défense des quartiers brûlants du Fokontany. Equipés de bâtons et de lampe torche, ces jeunes ont pu être identifiés facilement par leurs gilets de couleur jaune fluorescents. Selon encore les informations, ce sont les habitants qui cotisent par mois pour leur payer des indemnités mensuelles. Bien que les moyens à la disposition de ces jeunes demeurent encore limités face aux armes lourdes apportées par les bandits, leurs présence devrait suffire à décourager les malfaiteurs. De telle action devrait donc être soutenue par les autorités pour renforcer la lutte contre l’insécurité. La collaboration entre eux les forces de l’ordre devrait être renforcée si l’on veut aboutir à des résultats.

Ranaivo

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