La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE : Rossy mérite d’être mieux traité

Publié le 19 septembre 2019

Dans les  salons  comme  sur les  trottoirs, les  suites  attendues  sur les  récents arrestations de  quelques  fonctionnaires  des Douanes occupent toujours les  esprits. La plupart  des  commentaires  tournent autour des réalités non avouées sur les détails  de ces procédures. Si certaines personnes,  les parents  des personnes arrêtées  se lamentent surtout  sur les  poursuites  sélectives  qui mettent  hors jeu des  décideurs qui pourtant méritent  d’être inquiétés au  lieu  d’un chef  de  service ou  d’un chef  de  section qui n’ont pas  voix  au  chapitre dans les processus administratives  pointés  du  doigt par la  justice. Des professionnels  du  Droit trouvent  même qu’il y aurait dans les  traitements de ces dossiers  des points très obscurs pour  ne pas  dire empreints  de partialité  flagrante. Sur un autre  registre relevant  du  domaine des pratiques politiques politiciennes, les indignations provoquées par des omissions  constatées  dans les  décisions prises sur les nomminations  aux hauts emplois  de l’Etat  du  Conseil  de  ministres  d’hier sont largement partagées par des  observateurs.

Le  fait  de  ne pas  voir le  nom  de Rahasimanana Paul Bert dit Rossy l’artiste parlementaire  élu lors  de la  dernière législative dans la  liste  des  rares personnes désignés à  occupés des  postes  diplomatiques en tant qu’ambassadeurs  soulève et provoque des critiques assez pertinentes  (peut-être partisanes mais bien  entendu fondées). Qu’en haut lieu on ait  désigné RAJOHNSON Olivier Hugues Rija, Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la  République de Madagascar auprès de la République Française  et Albert Camille VITAL Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Madagascar auprès de la République de Maurice, personne ne peut  contester les mérites  de  ces personnalités  de  premier plan. L’un dans les milieux des opérateurs  économiques et l’autre  en  tant  qu’officier général ayant  servi  son pays  en tant que  Premier ministre  au  cour  d’un régime  de  Transition  qui n’était pas  dut  tout une partie  de plaisir à  cause des multiples  défis  et difficiles problèmes  de la conduite  des affaires  de l’Etat, ils  ont  su mérité l’estime de  tous  et  l’actuel président de la République. L’opinion  a  retenu  surtout  de «RIJA»  ce  cadre de  haut niveau  de l’économie de son pays et  surtout proche collaborateur préféré de feu le Premier ministre Guy Willy Razanamasy,  son passé de ministre jusqu’à la  fin  des  années 90. Ses compétences surtout et sa participation très  active depuis la Place  du 13 Mai jusque dans les  secteurs institutionnelles comme la Haute  Autorité  de la Transition (H.A.T)  sous la conduite d’Andry  Rajoelina meneur  de la  Révolution  Orange a fait de lui une personne  ressource incontournable au  stade  actuel du  retour triomphal d’Andry Rajoelina à la tête de l’Etat. Quant à l’ancien  Premier ministre  Camille  Vital son parcours  en milieu  diplomatique à  Genève ne peut  que le  destiner à  sec trouver  ne poste  dans l’île voisine à  Saint Louis, carrefour inévitable entre les activités  économico-commercial  entre Madagascar  et l’Asie. Pour assurer le  relai entre  nos  partenaires éventuels la  diplomatie malgache ne peut trouver meilleur représentant que  ce natif  de Tuléar devenu  éleveur après  avoir été  chef  de gouvernement.  Le retour  en zone de Jean Omer BERIZIKY  comme  Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Représentant Permanent de la République de Madagascar auprès du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne à Bruxelles ne  semble  être  très  bien  accueilli par le public  qui digère  encore  très mal  son premier  séjour en Europe  et  quelques  couacs (concernant les  trafics  de  bois  de rose et  autres  combines pas  très  nettes  accomplies par  son  entourage)  sur le territoire national lors  de  son  séjour à  Mahazoarivo.  Mais la plus  contestée (du moins par la  classe politique de la capitale)  c’est la  nomination  de dame  Yvette SYLLA Ambassadeur, Déléguée permanente de Madagascar  auprès de l’UNESCO à Paris, France. Des observateurs lucide  de  bonne  foi  aurait souhaité  voir un ROSSY   le  député Rahasimanana Paul Bert au lieu  et place  de cette  veuve  qui n’a pas  bonne presse  auprès  des  acteurs politiques  aussi  bien que  des  malheureux fonctionnaires  qui  ont fait la  triste  expérience de  servir dans les  ministères celle-ci  a été parachutée purement  et  simplement. Ceux  qui déplorent que notre  ROSSY national avait  été écarté d’un  séjour parisien auprès  de l’UNESCO  sont  convaincus que le  mauvais  choix d’avoir  sous-estimé l’artiste  champion  du militantisme engagé est tout  ce  qu’il  de plus  regrettable. Quelque part il y  a  de l’ingratitude  qui risque de prendre racine. Pour  des  raisons  qu’il ne  serait  bon  d’évoquer par respect  aux  règles  de la politesse et  de la   bonne  convenance à l’endroit d’une dame pourtant  respectable. L’avenir  nous  dira  qui  a  tort ,  qui a  raison ?

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