La Gazette de la grande ile

Situation économique : Madagascar n’est pas sortie d’affaire

Publié le 26 septembre 2019

Madagascar est un pays à plaindre vu qu’il vit dans une extrême pauvreté alors que les richesses naturelles dont il dispose ne sont pas des moindres. Avec de tels atouts, la Grande Ile peine à aller vers le développement, à cause d’une mauvaise gouvernance. Et oui, la mauvaise gouvernance qui a prévalu dans le pays depuis fort bien longtemps a fait que le pays n’a fait que régresser sur tous les plans. La corruption et l’insécurité ont atteint leur summum et la situation ne cesse de s’empirer au fil du temps. C’est triste à dire, mais au fil du temps la corruption est devenue une pratique banale voire coutumière et ce dans tous les domaines. Le taux de corruption élevé dans le pays a fait que l’écart de niveau de vie entre la classe dirigeante et les dirigés n’a fait que s’élargir. Autrement dit, les riches s’enrichissent encore plus et les pauvres galèrent pour survivre. La pauvreté a atteint un seuil critique dans le pays que cela laisse de la place à l’insécurité d’autant plus que la faim oblige. Madagascar fait partie des pays les plus pauvres du monde avec une population qui vit avec moins de 2 dollars par jour. Les conditions de vie de la majorité de la population demeurent médiocres et ce n’est pas prêt de changer de sitôt. Tant que la corruption et l’insécurité continuent de régner de la sorte le sort de Madagascar demeurera le même, voire pire. La lutte contre la corruption est encore loin d’être au beau fixe étant donné que la culture de la corruption devient de plus en plus une pratique habituelle. Nombreuses sont les entités qui ont affirmé vouloir renforcer la lutte contre la corruption. La réalité est que c’est facile de dire telle ou telle chose, mais c’en est une autre de les réaliser. L’économie malgache se porte bien sur papier, mais la réalité en est toute autre. A vrai dire, Madagascar ne sera pas sortie d’affaire tant que la corruption et l’insécurité ne seront pas complètement éradiquées.

Jean Riana

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