La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY / Bureaucratie de spéculation et pots-de-vin

Publié le 08 novembre 2019

Le pays perturbé par des problèmes épineux de ravitaillement en produits de première nécessité, d’approvisionnement en eau potable et de fournitures en carburants. Les responsables étatiques ont beau parer au plus pressé. Au niveau de la capitale, les couches de la population la plus défavorisée de la population sont les plus touchées. La Jirama qui assure en principe la fourniture de l’eau et de l’électricité ainsi que les groupes pétroliers qui seraient à l’origine de cette fausse-vraie pénurie qui perdure encore dans certaines régions. Selon les médias «le président de la République, Andry Rajoelina a pris la décision de le limoger de son poste, à l’issue du conseil des ministres tenu hier au palais d’Iavoloha. Vonjy Andriamanga n’est plus ministre de l’Énergie, de l’eau et des hydrocarbures après avoir dirigé ce département pendant environ 9 mois.» Dans d’autres départements ministériels, il n’est plus possible de fermer les yeux sur divers dysfonctionnements qui ternissent énormément l’image d’Andry Rajoelina et éclaboussent énormément la réputation du régime.

Parmi les sujets de tension sociale qui agitent en ce moment le climat politique de l’île, le plus grave est cette permanence des inégalités que l’on constate dans la vie de chaque jour. Le mal qui irrite surtout les administrés se situe au niveau de l’administration du pays en général et de la justice en particulier. La fréquentation des services publics est toujours une source de tracasseries scandaleuses qui se règlent toujours à coups d’extorsions de fonds. Le simple citoyen même pour pouvoir jouir de ses droits les plus élémentaires sera soumis à des exigences financières qui varient en volume suivant l’importance du service demandé…Pour pouvoir bénéficier de l’obtention des pensions et droits à la retraite, l’ancien fonctionnaire qui avait consacré son existence à servir ses concitoyens sera obligé de supporter des mois durant une longue privation du montant auquel il a droit, avant de pouvoir obtenir satisfaction. L’opérateur investisseur  natif du pays et étranger sont logés à la même enseigne dès le début de ses démarches pour gagner le titre d’exploitant minier ou tout simplement d’une épicerie. A-t-on jamais entendu parler d’un simple commerçant, de producteur de riz, de vanille ou de girofle de ce pays recevoir les palmes et les félicitations pour ses activités? En ce qui concerne la pêche qui occupe également toute la population du littoral qui en vivent pratiquement, nos compatriotes et les analystes n’ont guère l’impression que les ministres Fanomezantsoa Lucien RANARIVELO, Lantosoa Rakotomalala, responsable de l’Artisanat et de l’Industrie surtout se sentent concernés par l’espoir de ces derniers de voir leur existence évoluer dans le bon sens. Comment peut-on admettre que là où les étrangers comme le Japon se consacre à l’«augmentation de la production rizicole par des projets du secteur agriculture et développement rural qui contribuent à la sécurité alimentaire, nutritionnelle et à la protection de l’environnement » ? Alors que le ministère concerné traîne les pieds et que des milliers d’hectares restent en friche…Chose étrange pour s’attirer les bonnes grâces du Président de la République et de l’opinion, à l’heure actuelle le Ministère des Mines et des Ressources Stratégiques chercherait à faire des réformes du Code Minier avec des retouches vicieuse et préjudiciables pour les petits exploitants). En réalité selon des conclusions des experts de Transparency International Initiative Madagascar fonctionnent très mal à cause de la fameuse «note n°34-2011» et les nombreuses ingérences des décideurs centraux dans les phases de délivrance des permis miniers. Tant que ces pratiques facilitent les risques de corruption, le développement attendu à partir de notre pays réputé être l’un des plus riches du monde en matière de ressources minières, restera et demeurera toujours dans le domaine des rêves…Osons croire qu’avant d’avaliser le projet du nouveau Code Minier, Andry Rajoelina sera assez lucide pour ne pas trop se fier aux responsables actuels de ce ministère boiteux. Malgré toutes les critiques adressées à son endroit les observateurs sont conscients qu’«actuellement, le Ministère de l’Education nationale œuvre pour atteindre l’objectif de la gratuité de l’enseignement, et d’alléger ainsi les dépenses des parents d’élève, l’amélioration du système éducatif et du monde de l’enseignement ». Surtout que Chef de l’Etat en personne est convaincu que «Si auparavant, les écoles publiques ont été sous- estimées, désormais, nous allons changer l’histoire pour offrir une éducation de meilleure qualité à tous les enfants malgaches»…

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