La Gazette de la grande ile

Iles Eparses : Restitution non négociable (3ème partie)

Publié le 11 novembre 2019

La France n’est plus à une violation près du droit international à propos des Iles Eparses. En ne respectant pas la résolution N°34/91 de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 décembre 1979 portant question des Iles Glorieuses, Juan de Nova et Bassas de India, la France exprime également son mépris total vis-à-vis de la résolution N°217 A (III) de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 10 décembre 1948 portant Déclaration Universelle des Droits l’Homme. Dans son préambule, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme rappelle « qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations. » En voulant s’arroger à titre exclusif les richesses fossiles des Iles Eparses, la France privilégie les hostilités plutôt que l’amitié. Elle fait la démonstration de sa supériorité lorsque ses forces armées basées sur les Iles Glorieuses chassent régulièrement les petits pêcheurs malgaches. En souhaitant conserver son emporium sur les Iles Eparses, la France dédaigne l’article 17 al. 2 de la même Déclaration Universelle des Droits l’Homme qui dispose que « nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété. » La France piétine le droit fondamental des Malgaches à jouir de leur souveraineté territoriale mais cela ne l’empêche pas d’abriter le Musée des Droits de l’Homme à Paris. L’hypocrisie de l’ancienne puissance coloniale n’aura échappé à personne. D’une manière nauséabonde, elle honore les Droits de l’Homme quand ça l’arrange, ou au contraire elle les oublie, au gré de ses intérêts.

Phil de Fer et PN

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