La Gazette de la grande ile

Franck Collard et sa bande : le côté mafieux des Travaux Publics

Publié le 01 décembre 2019

L’ère Rajaonarimampianina a toujours  été  considérée comme la  belle  époque des  mauvaises pratiques  financières,  des octrois de marchés publics  dans la complaisance  la plus  totale  et des combines  mafieuses. Que  ceux  qui prétendent pouvoir dire le  contraire lèvent le petit  doigt surtout pas la main…Pour la  bonne raison  que déjà, après «l’attribution de ce marché au Consortium composé des sociétés Aéroports de Paris International, Bouygues Bâtiments International, Colas Projects et Colas SA (rebaptisé ensuite Ravinala Airports SA) », rien  que la présence en territoire malgache d’un  acteur principal,  Patrick Collard pour l’exécution  des travaux  est une honte pour le prestigieux  Groupe Bouygues et une  insulte à l’existence même de la Commission des Appels d’Offre et du Comité de validation du rapport d’évaluation des Manifestations d’Intérêts.  Voici pourquoi… Déjà que  selon des observateurs dignes  de foi, l’attribution  du marché était suspectée de favoritisme  flagrant malgré les prétentions mensongères de «Hery Rajaonarimampianina et ses conseillers spéciaux ». Ils étaient pointés du  doigt par l’opinion pour n’avoir pas  tenu  compte «de l’avis des membres de la Commission des Appels d’Offre et du Comité de validation du rapport d’évaluation des Manifestations d’Intérêts… » A quoi revenir sur les  détails  et les  tractations  en  coulisse  sur la genèse de l’octroi de  cette concession.  Les mêmes  sources  confirment  que même «   en admettant que la société Vinci Airports se soit désistée au profit de sa filiale Aéroports de Paris (dont elle détient 8% du capital), la concession aurait dû revenir de plein droit au Consortium Adema-Afecc.. »

A noter que les  experts  dans le domaine  reconnaissent  tous  qu’ «en admettant que la société Vinci Airports se soit désistée au profit de sa filiale Aéroports de Paris (dont elle détient 8% du capital), la concession aurait dû revenir de plein droit au Consortium Adema-Afecc… »  Il n’est pas acceptable qu’une  forme aussi spectaculaire de magouille  et  corruption  en  haute  sphère ait pu  avoir lieu au détriment  de « la société Afecc (abréviation de Anhui Foreign Economic Construction) n’est pas seulement la maison-mère de l’entreprise de construction Sogecoa, qui est connue du grand public à Madagascar. Ce géant chinois du secteur des bâtiments et travaux publics gère plus de 100 projets dans 30 pays ». Sur le plan local, il  va de soi que la partie malgache  connue  et  réputée à l’époque pour  ses multiples  compromissions contre  quelques  poignées de milliards  de devises mal acquis virés  vers  des  comptes  discrets  dans quelques paradis  fiscaux ou pourquoi pas  à l’île Maurice. Il est  tout  de même scandaleux  que les  bailleurs de  fonds,  ces experts en inquisition financière  n’aient pas réagi  sainement au  nom  du principe soulevé par  les personnes  de foi  selon lequel « la fraude corrompt tout »,… De  facto, il  se  trouve  que la concession attribuée le 9 juillet 2015 à Ravinala Airports et le décret du 4 novembre 2015 mérite que les autorités  judiciaires  s’y intéressent. Le silence  complice  et l’omission  coupable  des  autorités ne plaident pas  du  tout  en faveur de l’Etat  de droit.

Avec le  temps, les confidences nous révèlent  des  vérités  cachées et les  documents sortent  de l’ombre. En plus  des  connivences manifestes  de  ce  Patrick Collard qui  à l’insu de  ses  patrons de Bouygues se permet  des libertés  dans les  attributions des marchés à partir  d’appels  d’offres à  répétition en  faveur des  copains,  cet  homme d’affaires aux manières de  truand n’hésite pas user  de son  influence pour amener des hauts  fonctionnaires nationaux à  se plier à  ses  caprices mafieux et  ses volontés dans  des  dossiers  domaniaux et commerciaux. Déterminé à imposer ses préférences douteuses  dans le  dossier  Sofitrans au  détriment  du personnel.  Il n’est pas  normal  qu’un cadre décideur  de  son  rang passent le plus  clair de  son  temps à  faire la  dolce  vita à Nosy-Be et à  se  gaver  de  caviar au  bord du Lac  Mantasoa pour  après  favoriser les propositions  de  soumission de partenariat  de quelques complices  hautement intéressés par  l’exploitation commerciale  de  Sofitrans et la gestion de la  chaîne  Duty Free Shops.

En 2016, déjà la  décision de l’Aviation  Civile  signée par  James Andrianalison portant  approbation des  redevances  aéronautiques sur les  aérodromes  d’Ivato et de  Nosy-Be était  in  chef d’œuvre de l’aberration  fiscale et  commerciale.  Non seulement les  tarifs  étaient  sélectifs mais variables  suivant  la  gueule  du  client  et des  entreprises  visées. S’agissant de services rendus à Madagascar et pourtant les redevances sont apparemment indexées en fonction de ” l’indice des prix à la consommation de l’union monétaire (IPCUM) tel que défini par le Règlement (CE) n° 2494/95 du Conseil du 23 octobre 1995 et publié par Eurostat”. Pire  d’après une source  sûre « à partir du 23 décembre 2019, les taxes Ravinala vont bien augmenter : pour les vols intérieurs (….)

D’ailleurs, cela veut-il dire que quelqu’un qui a déjà acheté son billet pour un voyage après le 23 décembre devra payer ce supplément de taxes ? Au moment où on fait la promotion du tourisme, le billet d’avion va augmenter à cause de ces taxes, augmentation indue que rien ne peut justifier. C’est peut-être également l’occasion d’interpeller le nouveau gouverneur de la Banque Centrale : au nom de la défense de la monnaie nationale, tous les services rendus et biens vendus à Madagascar ne devraient-ils pas être obligatoirement libellés en ariary ! Cadeau de Noël de James à Ravinala, avec les  bons  baisers  de Paris d’un pourri  réfugié en  France. Et  dire  que nos autorités  l’ont laissé  filer à l’anglaise…

  1. Razafilahy

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