La Gazette de la grande ile

Migration de travail : Les Malgaches interdits de travail au Koweït

Publié le 06 décembre 2019

A la demande du ministère des Affaires étrangères, de la Santé et de la Main-d’œuvre koweïtien, les travailleurs domestiques de 25 pays africains et de deux pays asiatiques sont interdits de travail au Koweït, rapporte le quotidien Al-Qabas. La liste inclut l’ajout de travailleurs domestiques d’Indonésie et du Bhoutan. Quant aux pays africains, l’interdiction inclut Madagascar, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Ethiopie, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Kenya, l’Ouganda, le Nigéria, le Togo, et des femmes originaires du Sénégal, du Malawi, de Tchad, de Sierra Leone, du Niger, de Tanzanie, de Gambie, du Ghana, du Zimbabwe, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Burundi.

L’interdiction qui frappait l’Erythrée et le Libéria, par ailleurs, a été levée. Cependant, afin de combler les pénuries sur le marché national, la liste indique l’ouverture du marché à l’Afrique du sud, le Bénin, le Sénégal, les Philippines, le Ceylan, l’Inde, Vietnam et le Népal.

A Madagascar, l’interdiction de migration de travail vers les pays à haut risque-ce qui est le cas du Koweït- est toujours en vigueur. Ce qui devrait enlever un poids sur le dos des autorités malgaches. Effectivement, même après l’interdiction, des réseaux continuent à envoyer des domestiques à l’étranger. Des mesures de surveillance, notamment aux frontières, ont été prises afin d’éviter toute forme d’incidents qui a eu lieu dans le passé. Nul besoin de rappeler ces meurtres de travailleuses au Koweït.

Annie N.

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