La Gazette de la grande ile

Trafic d’êtres humains : Les auteurs exploitent la pauvreté de leurs victimes

Publié le 06 décembre 2019

Le trafic d’êtres humains est encore d’actualité à Madagascar. Bien que le gouvernement malgache cherche par tous les moyens de s’en prémunir, ce fléau est encore loin d’être éradiqué. D’ailleurs, notre législation prévoit des sanctions sévères à l’encontre de ceux qui se livrent à de telle pratique. En effet, un groupe d’individus qui ont été suspectés de tel acte ont comparu devant la cour criminelle ordinaire du pôle anti-corruption d’Antananarivo pour la journée du 02 decembre dernier. La plupart étant originaire de la région d’Andapa. De même, les jeunes filles victimes sont également en provenance de cette partie de l’île. Lorsqu’on a suivi les débats, le mode opératoire du groupe de malfaiteurs est très bien organisé. Le cerveau de l’opération, assisté de quelques complices invitent les jeunes filles à venir à Antananarivo. Une maison sise à Ivato sert de lieu d’accueil à ces jeunes filles. Une fois arrivée sur place, il réclame de l’argent à ces dernières pour, soi-disant préparer leurs dossiers comme les passeports et l’obtention du visa. Pour ceux qui ne peuvent payer, c’est sur leur premier mois de salaires que seront payés les frais de préparation du dossier. Les jeunes filles ainsi regroupés seront envoyés vers des pays arabes comme l’arabie saoudite et le koweit. Mais lorsqu’on observe de près ce fléau, c’est que le dénominateur commun est toujours la pauvreté des victimes. Les malfaiteurs promettent une meilleure condition de vie à leurs victimes pour les convaincre d’aller dans ces pays Arabes. Ce qui n’est pourtant pas toujours le cas. Très souvent, ces filles se font maltraiter et d’autres y laissent même leur vie en allant dans ces pays. En tout cas, les juridictions malgaches ne se sont pas gênées pour sanctionner les personnes qui ont été impliquées dans cette affaire de trafic de personnes. Arrivé devant le pôle anti-corruption d’Antananarivo, l’auteur principal a écopé de 8 ans de réclusion criminelle et deux autres de ses complices n’ont eu que 5 ans.

Ranaivo

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